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Bon à savoir: Comment Albert Nzongang a induit Lapiro de Mbanga en erreur en 1991 dans sa quête d’un poste ministériel

Bon à savoir: Comment Albert Nzongang a induit Lapiro de Mbanga en erreur en 1991 dans sa quête d’un poste ministériel

Ces derniers jours j’ai lu des articles au sujet du retour de Albert Nzongang au sein du RDPC ou a propos de la volonté de certains responsables d’utiliser Albert Nzongang comme le joker du parti au pouvoir a Douala afin de neutraliser Nitcheu et consorts.

Je tiens à signaler ici que ce n’est pas la première fois que Nzongang est mis à contribution par le pouvoir pour neutraliser l’opposition ou les actions de l’opposition.

En effet, en mai 1991, au moment où les villes mortes et le campus mort étaient en passe d’ébranler le régime en place, le régime en place a fait appel à Nzongang pour remplir 2 missions :

1. Aider à mettre fin aux villes mortes

2. Aider à mettre fin au Campus mort en oeuvrant pour la levée du mot d’ordre de Campus mort afin que les étudiants rentrent au Campus composer afin d’éviter une année blanche.

A cet effet, Albert Nzongang, s’alliera à Lapiro de Mbanga en Mai 1991 pour essayer de convaincre sans succès les étudiants du parlement de mettre fin à l’opération campus mort. C’est ainsi que Lapiro de Mbanga (vice-président de l’organisation Camerounaise des Droits de l’homme [OCDH]) recevra un ordre de mission de Maître Tchougang, SON PRESIDENT, ET PAR AILLEURS avocat des leaders-fondateurs du Parlement (Talla Corantin alias général Schwarzkopft, Waffo Robert alias Collin Powell, et Yimga Yotchou alias Abu Nidal) pour accompagner ces leaders et 2 autres cadres du parlement (Njock et Kana) a une réunion extraordinaire du Parlement à Bamenda.

Albert NZONGANG mettra sa Pajero à la disposition de Lapiro pour ce voyage de Bamenda ou siégeait non seulement une réunion extraordinaire du parlement estudiantin, mais aussi une réunion de la coordination des partis politiques et de l’opposition.

Au cours du voyage vers Bamenda, plus précisément a Bafoussam au Tal Motel ou les 4 leaders du Parlement et Lapiro étaient logés, Lapiro de Mbanga appellera NZONGANG au téléphone pour parler aux leaders du parlement. Nzongang dira en substance ceci : ‘Si vous voulez parler au premier ministre, je vous mettrai en contact avec lui.

Face au refus catégorique des leaders du parlement, Lapiro de Mbanga qui était déjà en collusion avec Nzongang, nous dira ceci en substance : ‘quand on vous donne une banane il faut prendre en attendant quelque chose de mieux’

Cette connection entre Lapiro et Nzongang ainsi que leurs propos intriguèrent les leaders du parlement fraîchement sortis de leur exil de la Communauté Économique Européenne (CEE).

Ces derniers appelèrent le vice-président de CAP Liberté le Professeur Sindjoun Pokam pour lui faire part de ces bizarreries afin qu’ils soit témoin si quelque chose de fâcheux arriva a ces leaders.

Arrives à Bamenda, les leaders du Parlement réitérons la poursuite du mot d’ordre de Campus mort par le biais de son leader, Corantin Talla Alias General Scharzkopft. Le parlement estudiantin pris une résolution afin de renforcer le mot d’ordre de Campus mort.

Ces actions et décisions ne furent pas du goût de Lapiro de Mbanga, vice-président de l’organisation Camerounaise des droits de l’homme (OCDH) qui accompagnaient les leaders du parlement Talla Corantin alias Général Schwarzkopft, Yimga Blaise alias Abou Nidal, Waffo Wanto Robert alias Général Collin Powell, Njock, et Kana sous ordre de mission de maître Charles Tchougang,, président de l’OCDH, et avocat principal des leaders du Parlement récemment sortis d’un mois d’exil des locaux de la CEE à Yaoundé.

Constatant l’échec de la mission conjointe Lapiro-Nzongang-Tchougang-Sadou Hayatou de ramener les étudiants au Campus afin d’éviter une année blanche, Lapiro de Mbanga regagnera précipitamment Douala avec les leaders du Parlement qu’il a accompagné à Bamenda. Il les abandonnera au niveau du Pont du Wouri et gagnera subitement Yaoundé avec la même voiture que Nzongang avait mise à sa disposition.

C’est de Yaoundé que Lapiro dénoncera les villes mortes a travers la CRTV au moment où la pression économique et politique de l’opposition sur le régime en place était à son apogée. Par la suite, Lapiro qui était déjà sous le viseur de Cap LIBERTE après le coup de fil des leaders du parlement au vice-président de Cap LIBERTE pour l’informer des propositions politiquement indécentes de Nzongang et de Lapiro, reviendra sur Douala avec la même voiture mise à sa disposition par Nzongang pour organiser un soi-disant concert pour la paix devant la Salle de fête D’akwa.

C’est ce jour que la Foule en furie suite aux tracts ventilés dans Douala par Cap Liberté accusant Lapiro d’avoir pris de l’argent au gouvernement pour saper les actions de l’opposition en complicité avec Nzongang et autres, tentant de tuer Lapiro. Il prit la poudre d’escampette, mais la voiture mise a sa disposition par Ndzongang fut incendiée par cette foule déçue. Par la suite, la boite de nuit de Lapiro a Mbanga sera aussi incendiée.

Comment Nzongang a contribué à l’arrestation et l’internement de Corantin Talla à la prison centrale de Bafoussam après les élections présidentielles de 1992.?

Ces dégâts collatéraux orchestres par Albert Nzongang, ne freineront pas son zèle et son ardeur dans la course à un poste ministériel. Après la proclamation des résultats des élections présidentielles volées à l’union pour le changement en 1992 et face à la persistance des villes mortes à l’ouest du pays après l’annonce de cette victoire volée, Nzongang sera une fois de plus mis à contribution pour mettre fin à cette poche de résistance à l’ouest.

En effet, après l’annonce des résultats des élections présidentielles de 1992 et suite à l’acceptation précipitée de cette fausse victoire de Biya par Fru NDI, le leader du parlement Corantin Talla alias Schwarkopft sortira et ventila des tracts appelant aux villes mortes dans l’ouest du pays. Ce mot d’ordre sera largement suivi à Bafoussam et autres villes environnantes. C’est ainsi que Kontchou Kouomeni et Albert Nzongang seront envoyés en mission à l’ouest pour mettre fin à cette révolte.

C’est dans cet optique que les cadres du RDPC suscités vont tenir une réunion avec le gouverneur Menye Meve à l’issue de laquelle ils décideront de faire arrêter Corantin Talla .

Le lendemain de cette réunion Corantin Talla sera arrêté devant la pharmacie du Benin et emmené d’abord au Commissariat de la sécurité publique de Bafoussam (15 jours), ensuite dans une cellule de la  prison secrète (où fut enfermé Ernest Ouandie avant son exécution) au sommet de la colline Kouo Gouoh(4 jours), et enfin à la prison centrale de Bafoussam (1 mois). Il sera accusé d’atteinte à la sécurité de l’Etat, complicité avec la CIA américaine, destruction des biens publics etc.

C’est donc ainsi que Nzongang se pavanait dans les circuits de Douala pour se vanter d’avoir contribué à l’arrestation de son frère du village Corantin Talla. Il était probablement en attente d’une nomination ministérielle….qui ne viendra jamais.

En conclusion, l’opportuniste Nzongang court depuis près d’un quart de siècle derrière un poste ministériel en servant de pion du régime RDPC pour la destruction de l’opposition.

 

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