BOKO HARAM:COMPLOT ET DÉSTABILISATION

BOKO HARAM:COMPLOT ET DÉSTABILISATION

Ce qui est entrain de se dérouler actuellement dans la partie septentrionale de notre pays, et que beaucoup à commencer par notre « Nkukuma » national, appellent, certainement à juste titre, « guerre », ne relève pas, croyez-moi, de l’amusement. A bien y regarder, c’est peut-être la déstabilisation du Cameroun qui est ainsi orchestrée. Et c’est le lieu pour nous ici, d’attirer l’attention de ces suicidaires naïfs, qui prêtent le flanc à ce genre de forfaitures, en leur rappelant définitivement que les Occidentaux ne feront jamais le bonheur des Africains.

Ces derniers sont entrés en guerre contre nous. Et depuis ce temps, ils n’ont pas arrêté de penser des stratégies pour anéantir notre continent afin d’exploiter ses richesses, l’Afrique ne leur étant utile que si elle peut servir de débouché à ses produits, si elle peut leur fournir des matières premières.

Voyez-vous, après la traite négrière, ils sont venus avec la colonisation, puis l’impérialisme, ensuite la néo-colonisation. Voyant que nous n’avions toujours pas disparu et constatant que la mission cultivatrice n’avait pas pris partout, ils ont créé les Plans d’ajustement structurel. Nous avons résisté. Maintenant, ils nous imposent les Accords de partenariat économiques, comme s’ils voulaient vraiment notre bien.

Nous sommes victimes d’un complot qui se décline sous plusieurs formes. Il faut rester vigilant.

Pour revenir à ce qui se passe dans le Septentrion du Cameroun, bien entendu, une affaire pareille ne peut marcher que grâce à des complicités locales. Des complicités qui doivent avoir permis l’implantation d’une cellule de terroristes chez nous, dormante en journée et qui retrouve de l’activité la nuit tombée, exactement comme l’oiseau de Minerve. Et cette cellule ne peut fonctionner sans ses supports extérieurs. Sinon, comment imaginer que ces farfelus qu’on a parfois vus à la télé ou dans les journaux tiennent tête à nos vaillantes et courageuses troupes rigoureusement formées, grassement payées et puissamment armées ?

Nous avons ici l’Emia, l’Eiforces, des écoles de guerre, et que sais-je encore ? Et si les gens qui en sont sortis ne viennent pas à bout, en un tour de main, de ces petits « mercenaires » qu’on nous a souvent présentés, c’est bien parce que ce ne sont pas eux qui combattent réellement.

Au fait, qui donne même des armes, des munitions et des véhicules de guerre à ces gens ?

Il ne faut pas qu’on nous fasse gober le scénario Libyen lorsqu’on a voulu nous faire croire que ce sont les paysans que les télévisions occidentales nous montraient tirant en l’air, ou bien les commerçants reconvertis, qui apprenaient à tenir un fusil sous l’objectif des caméras de l’Ouest, qui ont combattu une armée formée et équipée comme celle de Kadhafi. Nous savons bien que longtemps avant, ceux qui avaient planifié l’assassinat du Guide libyen avaient envoyé leurs forces spéciales occuper le terrain et former des complices, avant de prendre activement part au combat, quand ça chauffait déjà. Nous devons donc rester vigilants, très vigilants.

Et puis, peut-être que leurs complices de l’intérieur devraient avant d’accepter leurs millions, se demander s’ils vont en jouir. Parce qu’aujourd’hui, je ne suis pas sûr que tous les Libyens ne regrettent pas l’é- poque de Kadhafi. Pendant qu’ils n’arrivent plus à sortir en étant sûrs de rentrer vivants à la maison, BARACK OBAMA boit du petit lait à la Maison Blanche, CAMERON du thé au 10 Downing Street, et Sarkozy un ballon de vin quelque part à Paris (en attendant ce que lui réserve l’avenir). Et ils sont ainsi, ces prétendus sauveurs de l’humanité, pourtant fieffés fauteurs de guerres ! Regardez ce qu’ils ont fait en Irak et en Afghanistan. Après avoir dévasté ces pays avec leurs bombes, ils sont rentrés tranquillement chez eux, abandonnant leur « amies » à leur triste sort. Si nous nous prêtons à ce triste jeu, c’est ce qui nous attend.

 

camernews-Jeremy-Baloko

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