Boko Haram: plus de 2000 soldats camerounais en renfort à l’Extrême-Nord

Il s’agit essentiellement de gendarmes et policiers, dont l’une des missions est de mettre l’accent sur le renseignement et une meilleure filtration des étrangers en partance pour le Cameroun

Le gouvernement camerounais a décidé de renforcer les mesures de sécurité dans la région de l’Extrême-nord, victime d’une série d’attentats suicides, en déployant plus de 2000 soldats supplémentaires dans cette partie du pays, annonce-t-on ce lundi à la radio nationale.

Il s’agit essentiellement des gendarmes et des policiers, dont l’une des missions est de mettre l’accent sur le renseignement, et une meilleure filtration des étrangers en partance pour le Cameroun. Une démarche qui vise à «débusquer» autant que possible, des personnes susceptibles de fomenter des attentats kamikazes, comme les précédentes ayant causé une cinquantaine de morts en l’espace de deux semaines.

En dehors de la région de l’Extrême-nord qui constitue pour l’instant la cible des attaques terroristes, les autorités ont prescrit le renforcement des mesures de sécurité à travers le pays. Il est question pour des gouvernants, d’éviter aux populations de vivre dans la psychose des attentats, dans un contexte de peur où la circulation des messages (SMS) faisant état d’attaques kamikazes «imminents» dans les métropoles de Douala et de Yaoundé, ne participe pas à rassurer le public.

Le gouvernement camerounais qui a d’ailleurs «condamné» la diffusion de ce type de messages soutient que «la situation est sous contrôle», et appelle toutefois les populations à faire preuve de vigilance, en saisissant rapidement les autorités sur la présence des personnes suspectes dans leur entourage.