Biya traité d’«illégitime» par la France: Christine Robichon, «le sentiment anti-français est une réalité au Cameroun»

D’après un rapport Rechercher rapport parlementaire français, relayé par les médias, Paul Biya, le chef d’Etat camerounais, est «illégitime».

Le 15 avril 2015, après la présentation du rapport, Élisabeth Guigou, qui préside la commission des Affaires étrangères, a demandé aux parlementaires français, « d’enrichir et de préciser leur texte »,- sous-entendu d’enlever les mots qui fâchent-. Trop tard, les médias avaient déjà repris des extraits dudit rapport Rechercher rapport parlementaire.

Le député socialiste rapporteur du texte, pour sa part indique que le mot [illégitime], à l’endroit de Paul Biya, a été utilisé par «un expert», lors d’un compte-rendu de débat.

Ce désaveu des parlementaires français, qui critiquent Biya, à 3 ans de la fin de son mandat, -même s’il rejoint les critiques de l’opposition- qui depuis plusieurs années, clame que Biya est un chef d’Etat « illégitime Rechercher illégitime », pourrait surprendre quelque peu les camerounais, au regard du contexte de guerre, que traverse le pays.

Car, au lendemain de la réélection de Biya, en octobre 2011, -pour un autre mandat de sept ans-, la France estimait que, « l’élection s’était déroulée dans des conditions acceptables », tandis que les Etats-Unis, par la voix de leur ambassadeur à Yaoundé, relevaient, « une élection Rechercher élection entachée d’irrégularités ».

Le régime de Yaoundé, pourrait faire valoir, que Paul Biya est bel et bien légitime, par ce qu’ayant été réélu par 77,989 % de suffrages, d’après la Cour suprême, dans une élection Rechercher élection démocratique, face à 7 autres candidats.

Les thuriféraires du Rdpc, pourraient même ajouter, qu’ils n’ont pas de leçons à recevoir de paris, le Cameroun étant un pays souverain et indépendant.

Christine Robichon, «le sentiment anti-français Rechercher anti-français est une réalité au Cameroun»
L’image de la France se dégrade chaque jour au Cameroun. Les parlementaires français ont relevé le fait.

Interrogée par une radio privée de Douala, sur les relations entre la France et le Cameroun, Christine Robichon, ambassadrice de France au Cameroun, a fait remarquer que, « le sentiment anti-français, est une réalité au Cameroun ».

Pour elle, -Bien qu’existant-, cette réalité est difficile à mesurer, car, « il n y a pas beaucoup d’indicateurs pour évaluer la réalité », d’une part la France reste le partenaire économique historique du Cameroun, et d’autre part le nombre croissant des camerounais -7 000- qui poursuivent actuellement leurs études supérieures en France, et des mariages mixtes.