Biya sanctionne dans l’armée, envoie des officiers supérieurs devant le tribunal militaire

Paul Biya, le chef de l’Etat camerounais, a de nouveau signé ce lundi 25 mai, des décrets qui nomment et d’autres qui relèvent des officiers, en les envoyant au tribunal militaire, constate sur place «koaci».

Le Colonel Ernest Mbila, commandant la 4e région de gendarmerie, -limogé par décret n°2015/230 du 25 mai 2015 et «mis à la disposition» du secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Défense chargé de la gendarmerie nationale-, et le lieutenant-colonel Zacharie Nkoumou Nkoumou, commandant du 4e bataillon de commandement de soutien, – Arrêté N°0247/CAB/PR du 25 mai 2015 et «mis à la disposition» du chef d’Etat-Major de l’armée de terre-, tous basés à l’Extrême-Nord,- région exposée aux atrocités de la secte islamiste Boko Haram-, ont été limogés ce lundi, par le chef des armées.

D’après les investigations menées par «koaci », les textes limogent et envoient les officiers auprès du tribunal militaire, « l’expression « mis à la disposition de », dans l’armée de notre pays, signifie qu’une procédure disciplinaire sera ouverte contre ces personnes, elles devront probablement passer devant le tribunal militaire, pourjugement Rechercher jugement si les faits qui leur sont reprochés sont prouvés», a expliqué à «koaci », une source militaire camerounaise de premier plan.

Les officiers limogés, sont soupçonnés de « mauvaise gestion », dedétournements Rechercher détournements des dons, faits aux soldats dans le cadre de « la contribution populaire pour le soutien aux forces de défense et de sécurité et aux populations victimes des atrocités de la secte islamiste Boko Haram ».

Tout est parti d’une enquête initiée par Edgar Alain Mebe Ngo’o, le ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense, qui soupçonnait desdétournements Rechercher détournements dans la gestion des dons.

A titre de rappel, le 12 mai dernier, le chef d’Etat camerounais, procédait au limogeage du Colonel Martin Claude Owona, commandant de la base aérienne 101 de Yaoundé, la capitale du pays, où avaient été conservés pendant quelques jours, lesdons Rechercher dons offerts aux soldats et aux populations.

Selon nos informations, des enquêtes sont toujours en cours, et d’autres sanctions dans l’armée, tomberont dans les prochains jours.