Bertoua : Agressions par motos

Les conducteurs de motos taxis sont exemptés de contrôle depuis trois mois.

Il ne se passe plus un jour sans qu’une plainte ne soit enregistrée dans une unité de police ou de gendarmerie dans la ville de Bertoua. Plainte dénonçant une agression soit par un conducteur de moto taxi, soit par des individus à bord d’un engin à deux roues : « Il y a une grande insécurité en ce moment dans la ville car les taximen motos sont devenus des gens à craindre. Quand on empreinte une moto, on n’est pas sûr d’arriver à destination » s’inquiète Thomas Wounzé et à Caroline Sidoine Melonné de confesser : « J’ai été dépouillée plusieurs fois pas des motos taximen que j’emprunte pour un dépôt à mon domicile » la jeune dame la trentaine révolue ajoute : « La dernière fois ils ont essayé de me violer ».

Dans le même sillage d’insécurité les motos taximen sont indexées dans les multiples coups de vols, viols et cambriolages enregistrés dans les quartiers. « Cette recrudescence de l’insécurité est due au  fait que des nombreuses personnes de moralité douteuse ont envahit le secteur de moto taxi et commettent des actes d’agressivités envers des paisibles citoyens » déclare Thadée Mezomo. L’une des causes de l’insécurité est l’absence de contrôle « Ils ne sont pas contrôlé, on leurs a donné la possibilité de mener leur activité en toute quiétude et ceci au grand mépris de la règlementation en vigueur. Voilà qu’ils deviennent plus dangereux, les malfrats ont infiltrés, le milieu » martèle Jules Aaron Mbeas.

En effet tout est parti le lundi 04 mai 2015, d’une grève des motos taximen, qui protestent contre les mesures dont ils étaient victimes notamment : la somme de 30.000 francs CFA exigée pour la participation à l’examen de permis de conduire, les frais de fourrière arrêtés à la somme de 10 000 francs Cfa. Sans oublier les conflits d’intérêts entre les différents syndicats des conducteurs et propriétaires de moto taxis. La grève avait paralysée la ville de Bertoua, les travailleurs, ménagères et élèves étaient contraints de se prêter à l’exercice de la marche à pieds.

Le lendemain, à l’issue de la réunion tenue par le préfet du département du Lom et Djerem, des résolutions avaient été adoptées. Parmi lesquelles la suspension de tous les contrôles vis à vis des motos taximen pour une période de trois mois à partir du 06 mai 2015, question pour eux de se conformer a la réglementation: « Au terme de cette période de sursis aucune tolérance, aucunes concessions ne vous sera accepté » avait martelé Ngalim Ngong Irénée le préfet du département du Lom et Djerem.