BEPC: 271 965 candidats à l’assaut

L’examen commence aujourd’hui par l’Oral Communication pour la version bilingue

Sur les 271 965 candidats au Brevet d’étude du premier cycle (BEPC), 1 362 composent dans la version bilingue, d’après la Direction des examens et concours du ministère des Enseignements secondaires. Ces derniers commencent ce lundi, (un jour avant leurs camarades du BEPC classique) par l’Oral Communication. C’est une épreuve orale qui consiste en un échange de 20 minutes avec un collège de trois examinateurs. Le sujet porte sur une question d’intérêt général et le but est de jauger le degré de maîtrise de la langue française ou anglaise par les candidats.
Cette formule du BEPC bilingue est assez récente par rapport au BEPC classique. Elle a été introduite par arrêté du ministre des Enseignements secondaires le 29 juin 2012. L’idée était de former des jeunes parfaitement outillés en français et en anglais. Et de ce fait,  promouvoir la pratique du bilinguisme dans les lycées et collèges. Avant cet arrêté, au cours de l’année scolaire 2009-2010, quarante établissements scolaires privés et publics avaient été choisis comme pionniers pour préparer et conduire cette réforme. Les élèves de ces troisièmes spéciales sont sélectionnés parmi les meilleurs en anglais ou en français des classes précédentes. Cette année, on en est à la quatrième promotion du BEPC bilingue.
Que ce soit le BEPC classique ou bilingue, le diplôme est à la base de tous les autres diplômes du cycle secondaire de l’apprenant, observe Anne Marie Francine Ngok, délégué régional du ministère des Enseignements secondaires  pour le Centre. Elle précise : « C’est l’examen de tous les dangers qui a le plus grand risque de substitution de candidat ». « Le BEPC est un aiguillon, un diplôme d’orientation qui installe l’élève dans la série où il fera carrière » ajoute Etienne Nkoulou, directeur des examens et concours au Minesec. Il évalue les connaissances et compétences acquises à la fin du premier cycle du secondaire et constitue de ce fait une sorte de récompense des quatre années passées au lycée ou collège. Pour autant, ce diplôme ne conditionne pas l’accès à la classe de seconde.
De plus en plus d’enfants présentent et obtiennent le BEPC en quatrième. Parce que ce diplôme ne conditionne pas l’accès en classe de seconde, certains candidats viennent aussi de cette classe et se présentent comme candidats libres. A l’inverse, on rencontre des cas où l’élève reprend la troisième malgré un succès au BEPC. Ce parchemin reste un examen officiel important dans l’organigramme de la fonction publique. Des sources crédibles affirment qu’il absorbe le gros de l’effectif du corps de l’administration. Les instituteurs, les éléments de la police et de la gendarmerie, les contrôleurs adjoints de douanes, certains personnels de santé se recrutent avec le BEPC. Il ouvre les portes de  la catégorie C de la fonction publique.
Réactions

 

Iris Mengue: « Je suis confiante »

Elève en classe de 3e au collège François Xavier Vogt

« Je suis prête et confiante. L’année scolaire n’a pas été facile, il y’a eu des hauts et des bas, mais ça pourra aller. Je suis impatiente de me rendre dans mon centre d’examen pour repérer ma salle de composition et mon numéro de table. J’ai hâte d’affronter ces épreuves.  Cependant, je redoute l’épreuve de science de la vie et de la terre (SVT). Je pense aussi que c’est ce que nous avons fait à l’école qu’on nous donnera. J’étais plutôt brillante durant l’année scolaire, donc j’irai juste composer comme si c’était un examen de classe ».

 

Jolivette Semimche: « Aucune épreuve ne me stresse »

Elève en classe de 3e chinois au lycée de Biyem-Assi

« Je prépare bien mon examen et j’essaie de réviser toutes mes leçons pour combler mes lacunes. Aucune épreuve ne me stresse, je suis prête à les affronter toutes. Raison pour laquelle je m’organise chaque jour pour faire des révisions intenses. A la maison, les parents me soutiennent, ils me conseillent,  ils m’ont trouvé un répétiteur pour cette année et je sais que je vais réussir ».

 

Jean François Vilon: « Nous accompagnons psychologiquement les candidats»

Enseignant d’SVT au lycée de Mbankomo

« Psychologiquement, les élèves sont perturbés. C’est la première fois qu’ils affrontent les examens du secondaire. Certains sont stressés, mais nous en tant qu’éducateurs, nous avons de séances de travail psychologiques. Nous leur donnons des conseils, nous les aidons à réviser avec les anciennes épreuves, mais nous leur conseillons aussi beaucoup de repos. Dans le cas général, ils sont prêts. Mais il ne faut pas se leurrer, il ne faut pas s’attendre à un miracle de la part d’un élève qui a été médiocre toute l’année. Mais pour l’élève moyen, l’épreuve sera à portée de main ».