Ben Decca fête ses 30 ans de carrière

L’événement est annoncé pour le mois de novembre prochain à Douala et Yaoundé.

Ben Decca célèbre ses noces de perle. L’aîné des frères Decca fête ses trente années de carrière musicale cette année. Pour l’occasion, c’est la période du 8 au 21 novembre prochain qui est retenue. Pour meubler ces deux semaines de célébration, plusieurs articulations sont?annoncées. «Il y aura mes amis, des frères camerounais qui reprendront mes titres. On aura des duos d’artistes. Bref, la fête sera belle», annonce, sourire aux lèvres, Ben Decca. Sans plus de détails sur les noms et les «frères» du terroir qui l’accompagneront durant ce trentenaire de carrière. « Il faut garder la surprise », lâche-t-il sans se départir de son sourire.

Car, «en parler maintenant ne serait plus une surprise», soutient le chanteur, auteur du titre «Aimer.» Mais le programme des festivités, lui, est déjà bien connu. Peut-être pas dans les détails, mais l’artiste et le comité d’organisation de l’événement ont déroulé les grandes?articulations de cette célébration hier. Ce sont les villes de Douala et de Yaoundé qui vont abriter les festivités marquant ce 30ème anniversaire. Les activités sont globalement socioculturelles. Au programme donc : un mini-concert avec les pensionnaires de la prison centrale de Douala avec une remise de dons à ces derniers, un grand concert avec de nombreux artistes d’ici et d’ailleurs.

Puis le cap sera mis sur la capitale politique pour la suite. Mais avant, l’auteur de «Mota bato» sera décoré par le gouverneur de la région du Littoral. Et il n’y a pas que ça. Ben Decca aura droit à une reconnaissance traditionnelle. Le fils de Deïdo recevra ses attributs de notable à la chefferie supérieure. D’ici là, une autre rencontre avec la presse est prévue. La conférence de presse de ce mercredi, 19 août a permis au chanteur de revenir sur son départ annoncé de la scène, il y a une vingtaine d’années. Pour lui, c’était une dénonciation face à la mauvaise gestion de la chose culturelle et de l’art musical en particulier au Cameroun. Lui qui, depuis quatre ans déjà, ne touche plus ses droits au Cameroun. Cela étant, «l’artiste ne vit pas seulement de la vente des Cd (Compact disc) mais des spectacles. Aussi, j’ai la chance de travailler avec des gens qui me permettent de me produire en spectacle à divers endroits. Et donc, j’ai un calendrier bien rempli», conclut le chanteur.