Belo: le Centre de promotion de la femme bientôt opérationnel

La structure entièrement équipée attend son inauguration et ses premiers pensionnaires.

Le Centre de promotion de la femme et de la famille de Belo, sis à Njinikom, par cette journée du 26 octobre 2017. Nichée dans les montagnes, entre un pic et un ruisseau dont les clapotis envahissent l’air, l’institution est enveloppée de brouillard et d’une fraîcheur quasi glaciale ce mardi matin. Bravant le froid, le personnel du centre est en poste dès les premières heures. Il y a là la directrice, Mme Fointama Hilda Aluma, deux de ses collaboratrices enseignantes, un gardien et une volontaire s’occupant de la propreté des lieux. Et lorsque les rares rayons de soleil arrivent enfin à briser le voile de brouillard aux alentours de midi, c’est un véritable joyau architectural qui s’offre aux regards.

Construit en cette année 2017, le centre s’étend sur environ 1000 mètres carrés, dans un savant agencement de salles et de couloirs. La structure dispose d’une salle informatique d’une capacité de 20 ordinateurs complets, d’une garderie-crèche pour la formation aux soins du jeune enfant. « La crèche servira non seulement à la formation, mais aussi à la garde des enfants du coin. Ainsi, aucune mère n’aura plus pour prétexte son enfant pour ne pas vaquer à des occupations génératrices de revenus », soutient la principale responsable du centre. L’institution qui, formera également en esthétique, coiffure, couture et industrie de l’habillement, cuisine, art et artisanat, counseling, a été équipée à dessein. Machines de couture industrielles, machines à pédales Singer, gazinières, plaques à gaz, réfrigérateurs, congélateurs, fers à repasser, tables à repasser, casques pour coiffure, tables de soins et de massage, berceaux, bureaux et chaises pour enfant… « Nous avons commencé à recevoir les dossiers de demande de formation qui se montent à plusieurs dizaines, signe que le centre représente un grand intérêt pour les populations locales. Pour le moment, nous attendons les fonds nécessaires pour fonctionner. Par ailleurs, la question du branchement électrique n’a pas encore été réglée. Avec toutes les machines industrielles dont nous disposons, il nous faut un branchement de quatre phases pour que l’institution fonctionne de façon optimale », précise Mme Aluma. La sécurité du centre et de ses équipements de grande valeur constitue également une préoccupation. Déjà, les chefs traditionnels ont déjà été mobilisés pour sensibiliser les populations sur la préservation de l’institution et son apport au sein des communautés.