Banque :La mode des cartes de crédits

Prisées par plus d’un, ces pièces ont des avantages et des inconvénients.

La prolifération des banques et établissements de microfinance  est remarquable au Cameroun. Ce foisonnement, caractéristique du dynamisme de ce secteur, a entrainé depuis quelques années une gamme variée d’innovations, parmi lesquelles l’introduction des cartes de crédits sur le marché camerounais. Il s’agit en effet d’une pièce  délivrée par un établissement de crédit, comportant  le  plus  souvent une puce électronique  et une piste magnétique permettant,  selon le cas, d’effectuer des retraits dans les distributeurs de billets.

On en dénombre  plusieurs types à savoir : Visa bleu, Aisance, Gold, Visa classic, MasterCard, Maestro, Elite, Azur,  entre autres. Ces pièces permettent d’effectuer des retraits en espèces dans les agences bancaires et assimilées,  et dans les distributeurs et guichets automatiques de billets. De même, elles permettent d’utiliser les autres services accessibles dans les automates, notamment la consultation du compte, le relevé d’écriture, entre autres, apprend-on des experts. Plusieurs utilisateurs possédant ces cartes s’y plaisent.  Pour beaucoup, « elles nous évitent d’aller nous aligner à la caisse pendant la période des salaires. Une carte de crédit est aussi importante dans la mesure où on peut rapidement retirer de l’argent dans une banque disposant d’un automate», indiquent des utilisateurs interrogés.

D’après  Jean Luc Kenfack, comptable en service dans un établissement bancaire de la place, la carte de crédit  peut être utilisée pour faire des achats en ligne ou encore lors d’un voyage à l’étranger afin d’éviter de se déplacer avec l’argent liquide. « Cette petite pièce ayant la forme d’un carré peut facilement être oubliée à l’intérieur d’un  automate, se perdre, ou encore être piratée », prévient un banquier qui recommande vivement  aux utilisateurs de bien conserver les mots de passe de ces différentes cartes. A propos, Gaëlle Essome, gestionnaire de comptes  en service dans une banque de la place, admet que les distributeurs de billets  rencontrent souvent des problèmes au niveau du fonctionnement. « Ils perdent soit le réseau, ou alors ils ne sont pas fonctionnels. Un disfonctionnement qui paralyse généralement les mouvements financiers des clients », indique-t-elle.

Elle poursuit alors que, l’utilisation des cartes de crédits n’est pas unanime. Car, si son utilisation est prisée par certains, d’autres n’y  trouvent pas d’intérêt. Hyacinthe Fotso avoue n’avoir jamais souscrit à une carte de crédit, tout simplement parce qu’il ne veut pas que la banque lui prélève des frais d’entretien.

Les frais d’entretien d’une carte de crédit  varient d’une banque à une autre. Ils peuvent donc osciller entre 2500 et 7500 F Cfa par mois, en fonction des établissements bancaires. En cas de perte d’une carte de crédit, les procédures varient aussi d’une banque à une autre.