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Axe Yaoundé-Bafoussam-Bamenda : Niat, Nkueté et Yang Muets

Axe Yaoundé-Bafoussam-Bamenda : Niat, Nkueté et Yang Muets

Aux moments où les populations accusent ces personnalités de n’avoir rien entrepris pour éviter le pire sur cette route, le gouvernement lui veut enterrer deux milliards pour des travaux de bricolage.

Là où la route passe, le développement suit, a-t-on coutume de dire. Mais face à ce qui s’observe sur la nationale n°6 qui dessert les régions de l’Ouest et du Nord-Ouest, plutôt que de voir les populations accéder au développement, celles-ci subissent l’enfer. C’est que comme l’avancement d’un désert, l’enclavement les a rattrapées au point où elles sont aujourd’hui coupées du reste du pays. Les déplacements pour Bamenda ou dans le sens inverse sont devenus quasi impossibles. Et dans cette chaine de misères, les plus malheureux sont les commerçants et les conducteurs de voitures.

Et pourtant, c’est depuis longtemps que l’alerte avait été donnée avec la route qui commençait à se dégrader. Rien n’a donc visiblement été fait et les dernières pluies sont venues empirer la situation. Aujourd’hui, voyager sur cette route est devenu un véritable chemin de croix où les voitures tombent et se révèlent dans les bourbiers et autres nids de poule. Selon les témoignages concordants, le point de crucifixion est à Babadjou dans les Bamboutos. Ici plus personne ne passe même les engins à deux routes ont de la peine. La route s’est lamentablement dégradée sans que la moindre autorité ne puisse rien entreprendre, sauf les maigres descentes sur le terrain sans initiatives du sous-préfet de cet arrondissement et la route est devenue le cauchemar des usagers. Face à cette situation largement déplorable, les populations de cette partie du pays s’avèrent débordées et seraient prêtes à manifester leur mécontentement pour exprimer leur ras-le-bol. En ligne de mire de leurs premières actions, elles réserveraient un mauvais accueil aux équipes du Rdpc parti au pouvoir dans le cadre du renouvellement des organes de base.

Marcel Niat Njifenji, Jean Nkueté et Philémon Yang coupables.

On ne le dira jamais assez, le Cameroun regorge d’une élite quis’enfiche bien mal de l’amélioration des conditions de vie des populations. Sinon comment expliquer qu’une zone qui regroupe la deuxième personnalité du pays en la personne du président du Sénat, Marcel Niat Njifenji, le premier ministre chef du gouvernement Philémon Yang et le secrétaire général du comité central du parti au pouvoir Jean Nkueté, peut manquer de route ? Voilà la grande question que se posent tous les observateurs devant la dégradation de la route Yaoundé-Bafoussam- Mbouda-Bamenda. Dans les chaumières, certains voient en cette attitude de la grosse élite de l’Ouest et du Nord-Ouest, l’expression, d’un mauvais coeur qui veut seulement punir les populations. Comment fait et par où passe le Pm pour se rendre chez-lui ? sont également des questions que se posent les populations. Certains sont même allés loin dans leur étonnement en se demandant si celà une malchance pour le président de la République qui ne ménage aucun effort pour léguer un Cameroun prospère aux générations futures. Dans tous les cas, il est clair que pour les populations des régions des deux zones coupées du Cameroun, gardent dent à ces trois personnalités et le leur ferra savoir.

Un bricolage de plus

Alors que tous les experts et ingénieurs des grands travaux sont formels que, devant l’état de la route Yaoundé-Bafoussam-Bamenda, aucun travail d’entretien ne peut constituer la solution, car la dégradation a dépassé le seuil normal avec aujourd’hui, le diagnostic vital de cette route qui est engagé, deux milliards de Fcfa, s’apprêtent à être engagés pour l’«entretien» de cette route. Le gouvernement qui l’annonce laconiquement précise que lesdits travaux ne qu’une solution provisoire. Rappelons que dans l’univers des infrastructures, les routes aussi ont des durées de vie. Et que pour le cas d’espèce, la nationale n°6 construite il ya des années a dépassé les prévisions. Longue de 370 km, cette route est aujourd’hui, fatiguée et hors circuit. Vu cet état de chose, les experts restent unanimes que même les travaux d’entretien annoncés ne s’auraient être la solution. Car pour une route gravement malade comme celle-là, il faut au moins consentir 350 millions pour un kilomètre. Or pour l’entretien annoncé, c’est environ huit millions qui vont aller pour la même distance, c’est dire que rien de solide et de confort ne sera fait.

Et quand on connait le fort trafic routier sur cet axe et sachant que ce n’est pas pour la première fois que des travaux de bouchage de trous sont faits sur cette route, on se demande bien ce que cette mesure va véritablement sur le calvaire des usagers de cette voie routière qui ne cesse de faire des morts. D’ailleurs sur les cas d’accidents survenus sur cet axe, les statistiques sont claires que plus de 80% sont dus au mauvais état de la route. De l’autre coté, les mêmes experts ont indiqué que les deux milliards consentis pour ces travaux d’urgence, sont largement insuffisants et donc, on ne peut rien espérer en termes de changement,, les observateurs voient en cette initiative, de déblocage deux milliards, une autre mise en scène où certains individus pourraient trouver là, une autre occasion de se faire plein les poches avec la complicité des trois entreprises retenues pour lesdits travaux.

La mauvaise foi du ministre de Travaux publics

Pour la plupart, les observateurs le laxisme du gouvernement qui a attendu que la situation ait d’abord atteint la cote d’alerte avec la route désormais impraticable, est inacceptable. En effet, on ne comprend pas que le ministère des Travaux publics ait attendu que les médias et autres appellent massivement au secours pour tenter une solution. Et pourtant avance un ingénieur des travaux publics, « Conscient que la construction d’une route coute extrêmement cher, on n’aurait pas attendu que le niveau de dégradation soit si profond pour réagir. Une solution moins couteuse, mais probante sur cette route aurait permis d’éviter la situation actuelle où on ne va que bricoler alors la route dégradée va continuer à faire les morts ». Au demeurant, cette situation traduit bien les manoeuvres de certains membres du gouvernement notamment le chef du département ministériel des Travaux publics déterminé à tuer la politique des grandes réalisations du Chef de l’Etat sur le terrain.

 

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