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AU TRIBUNAL : UN TERRAIN, DEUX TITRES FONCIERS

AU TRIBUNAL : UN TERRAIN, DEUX TITRES FONCIERS

Le délégué départemental du Cadastre de la Lékié et le second propriétaire poursuivis pour faux.

L’affaire de « faux en écriture privée ou de commerce », opposant Antoine Tsimi Menye à Bernard Abend et Bruno Aroga a drainé une foule de villageois lundi à la Cour d’appel du Centre à Yaoundé.

La plupart, visiblement mécontents de la condamnation des coaccusés (un villageois et le délégué départemental du Cadastre), par le tribunal de première instance de Monatélé, département de la Lékié. Ils ont fait appel et le dossier est rouvert à Yaoundé. L’audience de lundi aura été brève, puisque les témoins des accusés ne se sont pas présentés à la Cour.

Alors que la défense demande un renvoi, le conseil de l’accusation s’emporte. L’avocat explique notamment que l’affaire a trop duré, déjà devant le tribunal et maintenant au niveau de la Cour. L’audience sera néanmoins renvoyée au 11 août prochain.

L’on a cependant appris que le plaignant, Antoine Tsimi Menye, a obtenu en 2001 un titre foncier sur l’héritage d’un oncle paternel, une terre de 12 hectares, sise à Nkomdamba vers Obala. Plus tard, en 2009, le nommé Bernard Abeng, obtiendra également un titre foncier de plus de deux hectares. Sauf que selon Tsimi Menye, les deux hectares en question sont inclus dans ses terres.

Bernard Abeng affirme pour sa part que le terrain appartenait au père adoptif de son épouse, qui lui a cédé cette parcelle avant de rendre l’âme. La querelle de « famille » va alors entraîner le responsable du cadastre, Bruno Aroga, sur le banc des accusés. La Cour devra donc trancher à nouveau.

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