Athlétisme: 25 minima réalisés pour les Jeux africains

Certains athlètes ont acquis leur ticket pour Brazzaville lors du 6e  meeting national le week-end dernier à Yaoundé.

Malgré le temps maussade sur la capitale, une vingtaine de clubs se sont donné rendez-vous les 11 et 12 juillet derniers au stade Omnisport de Yaoundé, à l’occasion du 6e meeting national. Après l’étape de Bafoussam qui avait déjà permis à des athlètes comme le sprinteur Jean Tarcisius Batambock de réaliser les minima sur 100 m, d’autres sportifs ont réussi à accomplir la performance nécessaire pour participer aux Jeux de Brazzaville. A l’image de Sandrine Mbumi, avec un bond à 14,16 m au triple saut chez les dames. « Nous allons nous remettre très vite au travail pour améliorer nos manquements. Mon objectif est de participer à la finale des prochains championnats du monde. Pour les Jeux africains, nous viserons clairement  le titre », confie la sportive. Idem pour Marie Gisèle Eleme Asse sur 100 m dames, avec une course en 11’5 s, Liliane Nguetsa sur 800m, etc. « « Je suis très satisfait des performances réalisées. Elles augurent  de bonnes perspectives. Nous avons actuellement une bagatelle de 25 minimas réalisés pour les Jeux africains en athlétisme. Le championnat d’Afrique centrale nous permettra d’avoir un dernier baromètre. Ce genre de compétition sert de tremplin pour les Jeux africains, qui nous permettront d’entrevoir les jeux olympiques », déclare Michel Nkolo, le directeur technique national d’athlétisme.

Parmi les athlètes ayant réalisé les minima pour les Jeux africains, figurent plusieurs révélations des Jeux universitaires, comme William Feumbah, Eleme Asse et Germaine Abessolo en sprint. « Il faut féliciter toutes les universités d’Etat et les grandes écoles. Les athlètes qui ont gagné aux Jeux universitaires ont participé à la compétition. Ça prouve qu’il y a un travail qui est effectué dans ces institutions », confie Michel Nkolo.

D’autres, non-qualifiés, espèrent pouvoir se rattraper lors des prochaines échéances. C’est le cas de Armand Tsoaoule, pourtant lauréat au saut en longueur et au triple saut. « Même si j’ai remporté deux concours, je ne suis pas satisfait de mes performances qui sont en deçà de ce que je peux faire. Il y a les conditions météorologiques qui nous ont été défavorables, tout comme les conditions d’entraînement qui n’étaient pas optimales. Autant de choses qui ne nous ont pas permis de réaliser les minima pour les Jeux africains », déclare-t-il. Les athlètes débutent leurs regroupements externes cette semaine, dans la perspective du championnat national et des championnats d’Afrique centrale organisés à Yaoundé le mois prochain.