ATANGANA KOUNA SE SERAIT DÉGUISÉ EN JEUNE FEMME POUR S’ÉCHAPPER VERS LE CANADA AVEC LA COMPLICITÉ DES SERVICES DE RENSEIGNEMENTS .

Selon des sources confidentielles, l’ex- ministre de l’Eau et de l’Energie (Minee), lui-même ancien agent des renseignements spéciaux camerounais, aurait versé une somme de 350 millions Fcfa à la direction générale de la recherche extérieure (Dgre) pour bénéficier d’une exfiltration vers Montréal, à bord d’une voiture de marque Toyota Camry de couleur noire, et vêtu d’une robe de jeune fille. Des indiscrétions attribuées à un haut cadre de la présidence de la République qui a requis l’anonymat, prétendent que l’automobile partie de Yaoundé, était conduite par un agent de la Dgre muni d’un laissez-passer de service.

L’on apprend par ailleurs que pour ce faire, Basile Atangana Kouna qui compterait beaucoup d’hommes de confiance du côté des services secrets camerounais, aurait alors eu à sa disposition, trois commissaires de police et un lieutenant de gendarmerie pour son exfiltration vers Montréal. Dans les salons huppés et lambris dorés de la capitale, il se murmure que l’ex-Minee, tout comme Edgar Alain Mebe, disposerait d’indics parmi même les agents de renseignements qui travaillent dans l’entourage le plus immédiat du chef de l’Etat Paul Biya. Aussi, selon ces langues médisantes, la brouille créée lundi dernier sur l’ « arrestation » d’Atangana Kouna à Kribi, et insinuant qu’il aurait tenté de quitter le Cameroun par Campo, serait-elle une invention et une manipulation des services secrets, et destinée à dérouter l’opinion publique, via la presse.

Visiblement, du côté d’Etoudi (palais présidentiel), l’on serait définitivement convaincu que Basile Atangana Kouna habite désormais un luxueux hôtel à Montréal, où il aurait été accueilli à l’aéroport par son cousin et sa cousine. C’est ainsi que selon les tenants de cette hypothèse, Basile Atangana Kouna qui a rendu de bons et loyaux services (des sévices aux victimes et pauvres Camerounais) aux renseignements spéciaux, aurait alors de ce fait démontré au régime de Yaoundé, qu’un poisson ne se noie pas dans l’eau.