Association: Martin Abega débarqué de l’Acdic

Après près de six mois de magistère, le consul de Hollande au Cameroun a été poussé à la démission par le bureau exécutif samedi dernier à Yaoundé.?

La session du bureau exécutif de l’association citoyenne de défense des intérêts collectifs (Acdic), tenue samedi dernier à Yaoundé, aura été houleuse. Élargie aux représentants des 10 régions, cette instance qui, au cours d’une session éponyme tenue au mois d’octobre 2014, a désigné Martin Abega président, s’est souvenu qu’il avait fait une erreur stratégique en portant son choix sur cet ancien journaliste. «Les gens sont obnubilés par la prestance des individus lorsqu’ils sont de passage à certains postes de responsabilité ; cet homme a été secrétaire exécutif du Gicam et on faisait le plaidoyer avec lui au sujet des Ape. Mais on s’est rendu compte qu’il n’est pas compétent pour cette fonction», explique le fondateur Bernard Njonga.
Pour le concerné dont le départ est jugé soudain, c’est une situation qui mérite bien que l’on s’y intéresse plus tard. «Il est constant que je n’ai jamais demandé à être

désigné président de l’Acdic. Hier (Ndlr samedi), le bureau exécutif élargi de l’Acdic a, à la demande de son fondateur, estimé que cette désignation, faite par un bureau élargi en octobre 2014, n’était pas conforme aux statuts. Les observateurs comme vous, savent que la vérité prend toujours l’escalier. Ma modeste personne n’ayant aucune importance, laissons le temps nous parler», déclare l’ancien président de l’association.?Si l’on excipe l’incompétence pour expliquer le limogeage de Martin Abega de l’Acdic, l’on se pose tout de même la question de savoir ce qui a présidé à sa désignation en octobre 2014. «C’est l’incandescence que dégage un individu à un poste ; mais aujourd’hui avec les procès que l’Acdic doit essuyer notamment pour ce qui est du programme maïs, on ne peut pas compter sur un individu comme lui qui, même par le charisme, n’est pas l’homme qu’il nous faut pour porter les combats citoyens que nous menons», souffle un membre de l’association.
Remplacé par Marguerite Moutongo, membre fondatrice de l’Acdic, Martin Abega fait aujourd’hui partie des annales de cette association qui en l’espace de six mois, a connu deux nouveaux présidents. Ancienne comptable à la société Stamatiadès, la nouvelle présidente qui a aussi assuré la gérance de la société immobilière éponyme, doit dans les prochains jours, organiser une assemblée générale de refondation des textes organiques de l’Acdic.