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Assemblée Nationale: René Sadi annonce la révision prochaine du code électoral

Assemblée Nationale: René Sadi annonce la révision prochaine du code électoral

C’était vendredi, 28 mars 2014, à l’hémicycle du palais des verres de Ngoa-Ekélé, lors de la séance des questions orales des élus du peuple aux membres du gouvernement.

C’est Cavaye Yéguié Djibril, le président de l’Assemblée nationale qui a présidé cette plénière des questions orales. En présence de la quasi-totalité des députés et de quelques membres du gouvernement. Le premier ministre Philémon Yang a également pris part à cette séance. Celui-ci a d’ailleurs répondu à la préoccupation de l’honorable Justine Kamdem Fotso du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), qui s’inquiétait de la prolifération des installations gazières dans les villes camerounaises, et de la légèreté avec laquelle les autorités contrôlent la mise en œuvre des recommandations relatives aux études d’impacts environnementaux dans les grands projets. Le chef du gouvernement s’est contenté de souligner dans sa réponse que des actions concrètes sont menées sur le terrain pas le gouvernement pour limiter la violation de la loi. Il a notamment indiqué qu’en 2013, près de 3 milliards de nos francs ont été collectés par les services des recettes dans le cadre des ventes aux enchères des produits forestiers frauduleusement exploités.

Mais la question dont la réponse à le plus retenu les attentions a été certainement celle adressée à René-Emmanuel Sadi. Joseph Banazem du Sdf a voulu savoir où en est le processus de décentralisation, de même qu’il a interpellé le ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation sur les mesures prises jusqu’ici pour parfaire le code électoral camerounais. La question relative au salaire des magistrats municipaux a également été posée dans la même foulée. René-Emmanuel Sadi a regretté que ces questions n’aient pas été évoquées au préalable. Malgré tout, il a tenu à y apporter des esquisses de réponses, promettant d’y revenir plus amplement en d’autres occasions. L’on retiendra tout de même qu’au sujet des salaires des maires, l’on attend plus que l’adoption des textes règlementaires y relatifs. D’ailleurs, 5 à 10 milliards ont été inscrits dans les budgets 2013 et 2014 pour avancer dans le processus de décentralisation.

Code électoral

Et répondant à la préoccupation relative au code électoral, le patron de la préfectorale n’est pas passé par quatre chemins pour annoncer le toilettage très prochain de l’actuelle loi. « Le double scrutin législatif et municipal du 30 septembre s’est déroulé dans le calme et la sérénité. Le gouvernement a tiré toutes les leçons des recommandations des observateurs. L’évaluation déjà faite conduira à une relecture de notre code électoral en vue d’y introduire des améliorations », a révélé René-Emmanuel Sadi devant la représentation nationale. Une façon de mettre la puce à l’oreille des honorables députés. Une telle démarche pourrait permettre de régler certains détails jugés antidémocratiques contenus dans ce code électoral. Jusqu’ici, beaucoup s’accordent à dire par exemple que l’introduction d’un bulletin de vote unique permettrait de limiter l’achat des consciences et les tripatouillages qui émaillent très souvent les processus électoraux au Cameroun. De même, ce toilettage, s’il est fait à la mesure des ambitions des leaders de l’opposition, pourrait permettre de garantir une neutralité certaine à Elections Cameroon (Elecam), encore dirigée en majorité par des anciens militants du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti proche du pouvoir.

Joseph Flavien KANKEU

Focal: Dépôt de deux nouveaux projets de loi

La plénière des questions orales du vendredi 28 mars a été bouclée par la présentation de deux projets de loi déposés sur la table de la conférence des présidents par le gouvernement. Acceptés et soumis à la lecture des députés, l’un de ces deux projets de loi fixe les modalités de matérialisation des valeurs mobilières au Cameroun, alors que le second régit l’activité d’affacturage dans notre pays.

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