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Assemblée nationale: La session de tous les dangers?

Assemblée nationale: La session de tous les dangers?

Pour certains analystes, la prochaine session qui s’ouvre dans quelques jours à l’Assemblée nationale, serait celle de tous les dangers.

Pour d’autres, d’ailleurs plus nombreux, plutôt celle de toutes les espérances. De toutes les façons, ceux dans les 2 camps qui veulent s’attacher à la partie visible de cet immense iceberg qui obstrue tous les horizons, depuis les dernières municipales et législatives, sont unanimes de penser que mille et une interrogations suscitent des esquisses de réponse qui font craindre de grands chamboulements dans les 2 bureaux de l’Assemblée nationale et du Sénat au cours de ce mois de mars 2014.

Pour ces analystes, dans le contexte actuel de relance de la croissance, le Président Paul Biya pourrait redistribuer les cartes en ignorant complètement le schéma classique qui a assuré jusque-là, le jeu des grands équilibres d’une part entre le Grand Nord et le Grand Sud et d’autre part, entre les Anglophones et les Francophones. Pour eux, il vaut mieux, pour avoir un Premier ministre efficace et compétent, qu’il paye de quelques polémiques le mécontentement probable et légitime que pourrait provoquer cette petite révolution ne respectant pas cette fois-ci, dans son casting, le traditionnel souci des équilibres géopolitiques qui a jusque là maintenu des hommes politiques comme Cavaye Yeguié Djibril, Yang Philémon, Ayang Luc et autres Marcel Niat Njifenji à des postes stratégiques parfois avec moins d’efficacité.

Pour jouer à fond sur ce clavier révolutionnaire, ces analystes imaginent par exemple un scenario où les vieux amis du Président Paul Biya, après avoir été utiles à ce dernier, seraient carrément casés dans un Conseil constitutionnel dirigé par un autre gardien du temple nommé Laurent Esso. C’est à ce niveau que le bât blesse. Car si Cavaye quitte le perchoir de l’Assemblée nationale, cela donnerait la possibilité au Président de séduire davantage la gent féminine, au lendemain de la célébration de la fête du 8 mars, en y faisait élire à cette session de mars, Mme Munjowa Lifaka du Sud-Ouest.

Une élection qui risquerait d’imposer un autre changement notable: celui de Marcel Niat Njifenji au Sénat. Dans ce cas, le vice-président actuel Aboubakar, le lamido de Rey-Bouba, serait bien positionné pour faire l’affaire au Sénat à la place de Marcel Niat Njifenji, jugé excessivement malléable en cas de coup dur. Malheureusement, Paul Biya est un grand fauve qui ne sort jamais de sa piste…

 

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