Assassinat D’un Ingénieur À Essos

Les commentaires vont bon train sur cette affaire qui a terni la réputation des riverains du quartier Essos le 30 mai dernier.

Depuis le crime commis le 30 mai dernier au quartier Essos, la brigade de recherches d’Emombo est sur le qui-vive. Des interpellations se font à la pelle. Un enquêteur secondaire dont nous tairons le nom nous a informés qu’aucun des nombreux suspects actuellement gardés à vue ne sera libéré avant la fin de l’information judiciaire. Une phase qui passera par les services des opérateurs de téléphonie mobile, question de faciliter l’identification des appelants inscrits au répertoire du téléphone réquisitionné. «Nous avons tout le temps avant de déférer les suspects devant le procureur de la République», souligne l’enquêteur maréchal de logis chef

Alors que les forces de l’ordre font leur travail, les langues se délient un peu plus dans le quartier. Une personne n’hésite d’ailleurs pas à avouer avoir été témoin de la scène depuis sa fenêtre. Nous sommes samedi 30 mai et il est pratiquement 2h30 précises. Les populations dont les résidences jouxtent la descente Avenue Germaine, à Yaoundé, sont emportées par un profond sommeil. Du moins certains. Dans le même temps, une scène de crime commence à se dessiner. «C’est au moment où j’ai suivi un coup de feu que je me suis réveillé. Et en dépit de la peur ressentie, j’ai pris la peine d’entrebâiller la fenêtre pour exprimer ma curiosité», raconte un témoin qui souhaite conserver l’anonymat.

Le forfait

Patrice Affo Tagne Edimo c’est le patronyme de cet ingénieur des travaux de génie rural qui se trouvait à bord du véhicule de marque Toyota Corolla CE 183 DD. Un jeune homme qui, né le 26 juillet 1982 à Bamougoum, dans la région de l’Ouest-Cameroun, a contracté le mariage il y a deux ans avec une certaine Judith originaire de Dschang. «Après la fusillade, l’auteur de l’acte a effectué une vingtaine de mètres dans le sens inverse du véhicule, avant de rebrousser chemin pour certainement se rassurer que sa cible avait effectivement rendu l’âme. Mais avant sa vérification, une dame au teint très clair venait de sortir du véhicule avec une paire de tennis-homme entre les mains. Elle s’est cachée dans le champ-voisin», poursuit notre source.

Le forfait était donc consommé, puisque le fils du couple Alphonse Affo Oumbe et Odette Djoumessi a été retrouvé mort au lever du jour. Et d’après nos confidences, «par la suite, le bourreau du défunt ingénieur va emprunter une mototaxi qui l’attendait non loin de la route principale. Et pendant qu’il prenait la fuite, la dame quant à elle est sortie de son bosquet pour se jeter sur une mototaxi secondée par deux autres engins à deux roues». Un crime aux allures de préméditation.