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Assassinat de la secrétaire de Marafa : Martin Mbarga Nguelé (Le DGSN) reçoit Maeva Soppo, la fille de la défunte

Assassinat de la secrétaire de Marafa : Martin Mbarga Nguelé (Le DGSN) reçoit Maeva Soppo, la fille de la défunte

Martin Mbarga Nguelé a rassuré la jeune fille de ce que la police met tout en œuvre pour retrouver les assassins de Christiane Soppo, sa mère.

La rencontre a eu lieu le 28 janvier dernier, deux jours après la découverte du corps sans vie de Christiane Soppo Mbango. Ce mardi-là, Maeva qui est installée chez un de ses oncles à Yaoundé se rend sur les lieux du crime, au domicile de sa maman, puis, à la direction régionale de la Police judiciaire du Centre (Drpj). Là-bas, deux amies de sa défunte mère sont entendues par les enquêteurs. Ce même jour, après cette audition, l’officier de police Ndjock qui coordonne l’enquête lui apprend que le patron de la police, le délégué général à la Sûreté nationale (Dgsn), Martin Mbarga Nguélé, souhaite la rencontrer.

Maeva qui se trouvait à ce moment-là en compagnie de son fiancé s’y rend avec lui. Ils sont accompagnés par l’officier de police Ndjock qui les introduit auprès du Dgsn. L’entretien se passe à quatre au cabinet du Dgsn. Mbarga Nguélé prend un ton paternel. Maeva a 26 ans. Ça a tout l’air d’une conversation entre un grand-père et sa petite fille.

Après lui avoir adressé ses condoléances, Mbarga Nguelé prie «gentiment» la jeune Maeva «de ne pas politiser cette affaire» et de ne pas prêter une grande attention à tout ce qui peut se lire autour du décès de sa maman. Il essaie surtout de la persuader de ce que la police fera tout ce qui est en son pouvoir pour mettre la main sur les personnes qui ont assassiné sa mère.

L’audience avec le Dgsn met une vingtaine de minutes. Et Maeva, la fille unique de Christiane Soppo, retourne à ses occupations. Le Jour a appris que les enquêteurs qui travaillent sur cette affaire ont été enjoints de faire des rapports chaque jour qu’ils transmettent à leur hiérarchie.

Pauvre Maeva

Malgré la grande complicité qu’elle avait avec sa mère, Maeva qui vit en Belgique depuis six ans, ne connaissait pas grand-chose du travail de sa maman. «La pauvre Maeva, elle est un peu perdue avec tout ce qu’elle entend», témoigne un de ses oncles. En effet, depuis un moment, les séjours de Maeva au Cameroun étaient longuement négociés avec sa mère qui ne voulait plus tant que sa fille vienne au pays. Christiane Soppo préférait se rendre à Bruxelles où elle allait régulièrement voir sa fille.

Avant sa mort d’ailleurs, Christiane Soppo qui ne savait pas que sa fille allait venir au Cameroun (c’était une surprise), préparait un déplacement pour Bruxelles. Le voyage était prévu le mardi où Maeva a été reçue par le Dgsn. En lui faisant la surprise, Maeva comptait en fait rentrer avec sa mère ce jour-là. Ce voyage n’aura jamais lieu.

Christiane Soppo Mbango, secrétaire particulière de Marafa pendant près de 25 ans, a brutalement été arrachée à la vie le 24 janvier dernier. Depuis lors, son ordinateur portable, son passeport et son bloc note ont disparu. Toutefois, les bijoux qu’elle portait au moment du crime ne lui ont pas été retirés. A ce jour, la police n’a toujours pas remis le corps de Christiane Soppo Mbango à sa famille. De ce fait, la date des obsèques n’est pas encore arrêtée.

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