camernews-Prison

ASSASSINAT DE LA SECRÉTAIRE DE MARAFA : LE JEUNE RWANDAIS LIBÉRÉ

ASSASSINAT DE LA SECRÉTAIRE DE MARAFA : LE JEUNE RWANDAIS LIBÉRÉ

Victor Muvandimwe est sorti de prison, jeudi dernier, suite à une ordonnance du juge d’instruction.

Victor Muvandimwe peut désormais s’inscrire dans une université, après avoir manqué le concours de la Faculté de médecine de Yaoundé qu’il avait préparé, bien qu’en prison. Le Rwandais de 21 ans a été remis en liberté jeudi soir, 4 octobre. Mardi, 2 octobre, le juge d’instruction, Vincent de Paul Noah, qui dirige l’enquête judiciaire sur l’assassinat de Christiane Soppo Mbango, a ordonné la libération de cet ancien élève du collège Vogt de Yaoundé.

D’après des sources judiciaires, l’ordre du magistrat n’a été exécuté par le parquet que deux jours après. Victor Muvandimwe aura passé quatre mois en prison où il a célébré sa mention assez-bien au baccalauréat D. Localisé par la police judiciaire à partir du téléphone portable qu’il utilisait et qui a appartenu à Mme Soppo avant sa mort, Victor Muvandimwe a aussitôt été présenté à l’opinion comme l’assassin présumé de la secrétaire particulière de Marafa Hamidou Yaya.

Interpellé mardi, 10 juin 2014, quelques jours seulement après le baccalauréat D, Victor est conduit à la direction régionale de la police judiciaire du Centre. Le jeune élève-à cette période là-y est gardé à vue pendant trois jours. Après une seule audition, Victor est présenté le 13 juin au procureur de la République près le Tribunal de grande instance (Tgi) du Mfoundi. Ce même jour, en fin d’après-midi, Victor est placé sous mandat de détention provisoire et écroué à la prison centrale de Yaoundé à Kondengui.

La presse rwandaise relaie cette information sur l’arrestation d’un de leurs compatriotes accusé d’assassinat au Cameroun. Victor ayant un statut de réfugié, le Haut commissariat pour les Réfugiés (Hcr) et le collège Vogt où il fréquentait se mobilisent. Gilbert Schlick, le président du Tgi confie l’information judiciaire à Vincent de Paul Noah. Ce juge d’instruction ouvre une nouvelle enquête. Il ordonne alors à la police de faire une descente à l’Avenue Kennedy où Victor a dit s’être procuré le téléphone.

Deux personnes sont arrêtées ce jour-là sur cette place commerciale. Puis une troisième personne est prise quelques jours plus tard. Après une garde à vue à la police judiciaire, ils ont été placés sous mandat de détention provisoire à la prison centrale de Yaoundé, mercredi, 3 octobre.

Un suspect court toujours

Sur la base de l’audition de ces trois derniers accusés, la police découvre que le téléphone de Mme Soppo a été utilisé le 28 janvier 2014, trois jours après son meurtre, bien avant même que l’appareil ne se retrouve entre les mains des commerçants et de Victor, le dernier a avoir été en possession de ce téléphone. Ce quatrième suspect court toujours. La police a-t-elle déjà l’identité de ce suspect là? L’a-t-il (elle) déjà localisé ? Pour sûr, l’enquête conjointe de la police judiciaire et du juge d’instruction se poursuit. Et la question de départ, lorsque le corps de Christiane Soppo a été découvert à son domicile, ressurgit : Qui a tué la secrétaire de Marafa Hamidou Yaya ?

Répondant à une question de l’hebdomadaire Jeune Afrique (dans le numéro 2803 de la semaine dernière), notamment celle de savoir : « où en est l’enquête de votre assistante Christiane Soppo Mbango, assassinée en janvier ? », Marafa Hamidou Yaya, déclare : « pourquoi croyez-vous que l’on m’accuse de préparer une rébellion ? Mon emprisonnement ne suffit pas ! Il faut me faire taire définitivement. Mon assistante a été tuée à coups de machette. Un ancien opposant au régime a disparu. Les avertissements sont clairs pour tous », assène l’ancien secrétaire général de la présidence de la République.

 

 

camernews-Prison

camernews-Prison