camernews-Guitare

Art musical : plus de 100 guitares distribuées aux artistes à Yaoundé

Art musical : plus de 100 guitares distribuées aux artistes à Yaoundé

La cérémonie du 30 août était présidée par Ama Tutu Muna, ministre des Arts et de la Culture (Minac). C’était la 1ère phase du dispatching du don 500 guitares offert par la Fédération internationale des musiciens (Fim), sur l’initiative de Roméo Dika, président du Syndicat camerounais des musiciens (Sycamu).
«Le Sycamu prend de plus en plus un sens et un essor au sein de la communauté musicale et politique nationale. Ceci, par des actes concrets de formation, d’information, de renforcement des capacités et de partage de générosité».

Loin d’être des mots de campagne, ces propos de Roméo Dika, du patronyme Louis Roméo N’Doumbé Dika, se sont vus matérialiser samedi dernier au Musée national, par la distribution solennelle d’un lot de 102 guitares aux artistes musiciens camerounais retenus. Des guitares flambant neuves de types électrique, basse, électro-acoustique et sèche. Pour dissiper les appréhensions des uns et des autres quant au choix des récipiendaires du jour, le vice-président de la Fim rassure : «Il ne s’agit là que la première phase d’un long processus du soutien de la Fim, à l’endroit des artistes camerounais». En bonne mère de famille, l’occasion a été donnée à Ama Tutu Muna de remercier le partenariat duquel provient cet important don de 500 guitares d’un coût estimatif de 150 millions de francs Cfa à distribuer à l’ensemble de musiciens camerounais, au cours de cette année. Visiblement, un matériel de sonorisation de dernière génération.

Bien plus, après avoir reconnu tous les efforts de l’État pour ce secteur d’activités, la Minac a, comme par le passé, recommandé aux artistes musiciens le travail et l’esprit de groupe. L’interprète-traductrice de renchérir, «Il n’y a que le travail, car le talent seul ne suffit pas. Nous demandons aux récipiendaires du don de guitares d’aujourd’hui de se mettre au travail de création et d’amélioration de notre offre en termes de musique».

Reconnaissance.

Dans la peau du philosophe, et au nom de la corporation, le président du Sycamu a remercié le gouvernement pour toutes ses actions intarissables à l’endroit  des musiciens : «Madame le ministre, nous soutenons vos actions car, elles sont vraies et justes, mais surtout vous avez conscience que la dignité humaine est antérieure aux biens matériels terrestres et que l’être humain doit être placé au centre de nos actions. Nous ne saurons contourner le plaisir de la reconnaissance du gouvernement par votre contribution à nos côtés, à la mise en œuvre de l’espoir du retour du bien-être parmi les créateurs de musique», dira-t-il.

Faut-il le relever, cet événement intervient au lendemain de la distribution de 75 guitares aux artistes musiciens, au terme de l’atelier binational de renforcement des capacités regroupant les musiciens camerounais et centrafricains, organisé du 2 au 5 juin dernier à Yaoundé. En présence de Thomas Dayan, secrétaire général adjoint da la Fim, une Ong créée en 1948 et présidée par l’Anglais John Smith. D’après la majorité de musiciens approchés à la fin de la cérémonie de remise de ces sésames dont l’artiste Marcelin  Ledoux: «C’est un don inestimable, mieux une initiative à saluer et à encourager. Et à travers de telles actions, le Sycamu démontre qu’il est la tribune tant souhaitée des artistes camerounais».

L’occasion faisant le larron.

Romé Dika n’a pas loupé les oiseaux de mauvais augure qui cherchent à ternir l’image de la confrérie par tous les moyens : «Le Sycamu n’est pas une mafia. Le Sycamu affirme son leadership, non pas par les injures médiatiques contre-productives, la transformation de l’activité syndicale en champs de guerre, les complots visant à empêcher le leader que nous sommes à contribuer au bien-être des musiciens camerounais. La Sycamu respecte la République et celui qui l’incarne», martelera-t-il. Sûr de ses robustes piliers à l’interne comme à l’externe du pays, le vice-président de la Fim depuis octobre 2012 dira : «Contre vent et marée, présent ou physiquement absent, le Sycamu restera debout.

Nous ne reculons devant aucune pression de lobbies qui mettent nos têtes à prix parce que, nous concrétisons les engagements du président Paul Biya en faveur de l’art et des artistes». Et la présence massive des artistes (Sam Fan Thomas, Henry Njoh, Nicole Mara, Charly Nellé, Majoie Ayi…) à la cérémonie du 30 août à Yaoundé est une preuve à suffire de l’hégémonie et l’implantation à l’échelle nationale du mouvement syndical que préside avec maestria l’auteur du morceau fétiche «Le mari de ma femme».  Sans subterfuge pour l’exprimer dans son intervention, le fils duala visiblement dépité a stigmatisé les maux auxquels la communauté musicale est en proie, à savoir : «la diabolisation stérile, le mensonge médiatique gratuit télécommandé, la sorcellerie, les complots permanents, les reptations tribales et partisanes…» A ceux qui exploitent à leur profit les œuvres artistiques sans pour autant être artiste ou promoteur, M. Dika a renchéri : «Vous ne devez plus vivre du fruit du travail des autres, que vous détestez en aimant leur argent».

Contrairement à ces apprentis sorciers, le chef de file du Sycamu a opté de faire chemin avec le gouvernement, pour «la construction des bases de la remise en ordre de bataille de la culture camerounaise et, en faire un instrument d’action économique pour le bien des artistes et du domaine public héritier futur de la création artistique». Et d’après son initiateur, dans l’objectif de promouvoir l’apprentissage du 4ème art en milieu scolaire, le fructueux programme de la Fim sera étendu aux établissements scolaires, dans les mois à venir.

 

 

camernews-Guitare

camernews-Guitare