Après l’assassinat de 8 camionneurs en RCA, le Syndicat des Chauffeurs professionnels menace de bloquer la frontière

Suite à l’attaque perpétrée dans la soirée du samedi 18 juillet 2015, la colère gronde parmi les chauffeurs, mais aussi chez certaines autorités administratives.

Un cortège de camionneurs en route pour Bangui a été attaqué dans la soirée du samedi 18 juillet, au niveau de Lokoti-Bangui une localité située à 70 km de la capitale de la République centrafricaine (RCA). D’après le journal Le Jour de ce mardi 21 juillet 2015, sept camions ont été criblés de balles, faisant plusieurs victimes, soit 8 chauffeurs camerounais tués et 11 blessés.

Pour Lawrence Diyem le sous-préfet de Garoua-Boulaï, « le bilan encore provisoire fait état de plusieurs personnes blessées ou tuées par ces hors-la loi. Mécontent, le sous-préfet a laissé éclater son dépit au journal qui rapporte « D’après lui, les nombreux cris lancés auprès de sa hiérarchie sont restés lettre morte ».

« Les corps des chauffeurs ont été enterrés au cimetière musulman de Garoua-Boulaï. Parmi eux, un membre du Syndicat des Chauffeurs Professionnels du Cameroun, le nommé Iya Hamadama, vivant à Ngaoundéré dans la Région de l’Adamaoua », indique le journal.

Ce lundi 20 juillet 2015, poursuit le journal, Yaya Ibrahima le président Syndicat des Chauffeurs Professionnels du Cameroun a saisi le Premier ministre afin d’annoncer une grève à partir du 29 juillet prochain. Il écrit ainsi : « Face au non-respect par le gouvernement de ses engagements lors de la réunion avec les différents secteurs du transport et les nombreuses bavures des rebelles centrafricains sur nos camarades en territoire centrafricain, nous avons décidé de bloquer toutes les frontières entre le Cameroun et la RCA ».

Des tracts appelant à la grève générale dans le secteur des transports ont été distribués à la gare-marchandise de Ngaoundéré et dans la ville de Garoua-Boulaï. « Ce mardi, une grève des transporteurs et camionneurs des régions de l’Adamaoua et de l’Est est prévue à Bertoua et à Garoua-Boulaï », conclut le journal.