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Après la dernière sortie du Magazine panafricain, Issa Tchiroma Bakary accuse Jeune Afrique de vouloir déstabiliser le Cameroun

Après la dernière sortie du Magazine panafricain, Issa Tchiroma Bakary accuse Jeune Afrique de vouloir déstabiliser le Cameroun

Le porte-parole du gouvernement était face à la presse ce lundi 22 décembre 2014 dans l’enceinte de son département ministériel.

Dans son édition N° 2818  du 14 au 20 décembre 2014, Jeune Afrique, le magazine panafricain basé à Paris, consacre sa grande une au pays de Paul Biya sous le titre fort évocateur : « Cameroun, le péril Jeune ».

Avant cette sortie qui n’a pas laissé le régime de marbre, plusieurs autres une,  toutes aussi incendiaires, avaient été faites sur le Cameroun.

On se souvient déjà que le 14 septembre 2014, le journal de Béchir Ben Yamed accusait formellement la direction générale de la recherche extérieure (DGRE), d’avoir exécuté et enterré en catimini l’ex putschiste Guérandi Goulongo Mbara entre Pouma et Edéa, dans la Sanaga Maritime.

Lors de sa conférence de presse dédiée manifestement aux «manœuvres dites de déstabilisation» du Cameroun, le ministre de la communication Issa Tchiroma Bakary, qu’entouraient ses plus proches collaborateurs,  n’est pas passé par quatre chemins:

«Je demande donc une fois de plus au peuple camerounais, et au nom duPrésident de la République, Son Excellence Paul BIYA, de demeurer vigilants face à toutes ces entreprises de manipulation et d’instrumentalisation dont il est la cible.  À vous, femmes et hommes de médias au service de la nation, je vous demande d’apporter les réponses les plus appropriées à ces tentatives perfides et malheureuses, par un engagement objectif de vos positions éditoriales, au service de la vérité des faits qui sous-tend votre noble métier.»

Plus haut, avec la verve qu’on lui connaît,  le porte-parole du gouvernement égrène le chapelet des réalisations de l’État en faveur de la jeunesse.

Yves Junior Ngangue  

 

L’intégralité de la communication du porte-parole du Gouvernement

RÉACTION DU GOUVERNEMENT À LA SUITE DE L’ARTICLE SÉDITIEUX PUBLIÉ PAR L’HEBDOMADAIRE INTERNATIONAL « JEUNE AFRIQUE » SUR LE CAMEROUN DANS SON ÉDITION N° 2814 DU 14 AU 20 DÉCEMBRE 2014

 

CONFÉRENCE DE PRESSE

PROPOS LIMINAIRE DE

S.E.M. ISSA TCHIROMA BAKARY

MINISTRE DE LA COMMUNICATION

 

Yaoundé, 22 décembre 2014

 

« Monsieur le Secrétaire Général du Ministère de la Communication,

Monsieur l’Inspecteur Général du Ministère de la Communication,

Messieurs les Conseillers Techniques,

Madame, Messieurs les Inspecteurs,

Madame, Messieurs les Directeurs et Chefs de Divisions,

Chers Collaboratrices, Chers Collaborateurs,

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Chers Invités,

Mesdames, Messieurs,

 

Vous l’avez certainement lu ou alors entrevu ces derniers jours,l’hebdomadaire international « Jeune Afrique » paraissant à Paris, a publié dans sa livraison du 14 au 20 décembre 2014, un article ouvrant sa Une, sous le titre « Cameroun, le péril jeune », dans lequel il est fait état d’une situation  jugée d’explosive dans notre pays, en raison d’une part,de la confiscation des positions de pouvoir par des personnalités d’un âge avancé, et d’autre part, de la mise à l’écart et de la paupérisation tendancielle de la jeunesse camerounaise par le régime du Président Paul BIYA.

Au regard des contre-vérités pour le moins offensantes que cet article contient, et de l’appel sans détour à l’insurrection de la jeunesse qu’il lance, j’ai jugé qu’il était nécessaire de lui apporter une réponse appropriée, en tout cas à la mesure des menaces que font planer de telles allégations sur le climat social dans notre pays.

Je vous ai donc conviés à l’échange de ce jour, pour vous tenir informés de la réalité des faits, que ce journal, du reste devenu coutumier de l’invective et de l’acharnement systématique contre le Cameroun, tente une fois de plus de travestir, et ceci, de la manière la plus impudente et la plus impudique qui soit.

Mais avant d’y arriver, je voudrais tout d’abord vous accueillir et vous souhaiter à toutes et à tous une chaleureuse bienvenue en ces lieux et pour la circonstance.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Chers Invités,

Mesdames, Messieurs,

L’hebdomadaire « Jeune Afrique » estime donc que le Cameroun, notre pays, est assis sur un volcan actif, dont l’éruption est imminente, une poudrière en surchauffe dont l’explosion ne saurait tarder ; la faute à l’âge et à longévité de nos principaux dirigeants, à commencer par le Président de la République lui-même, et au traitement socio-économique que les autorités imposeraient à une jeunesse marginalisée, ostracisée et plus que jamais aux abois.

Sans la moindre référence statistique crédible, ni aucun indicateur pertinent, l’auteur de cet article nous sert un kaléidoscope d’approximations toutes aussi grossières que futiles, basées sur quelques opinions éparses, et collectées sur la base d’on ne sait quelle méthodologie.

En tout état de cause, nos contempteurs ne cachent plus leur impatience à voir la jeunesse camerounaise prendre la voie de l’insurrection populaire, et bouter hors du sérail les équipes dirigeantes actuelles, que les Camerounais dans leur écrasante majorité – et donc y compris ces jeunes eux-mêmes – ont pourtant souverainement choisis de porter à la gestion des pouvoirs institutionnels de leur pays.

Selon ces procureurs de l’instant, le Cameroun serait dirigé d’une main de fer par le Président Paul BIYA,et tout le système cadenassé par un déni des libertés fondamentales et un verrouillage hermétique de l’ascenseur social.

Cette autre sortie de l’hebdomadaire Jeune Afrique dirigée contre les intérêts du Cameroun n’étonne plus personne, tant l’hostilité éditoriale de ce journal à l’égard de notre pays se fait récurrente, et ceci depuis plusieurs années.

Je m’en vais vous en donner quelques morceaux choisis.

Sur l’année 2011, le 24 avril de cette année, Jeune Afrique titre : « Comment va le Cameroun ? » Toujours en 2011, le 10 octobre, l’hebdomadaire revient à la charge avec en titre encore plus provocateur :« Cameroun. Paul Biya, jusqu’à quand ? »

Passons à présent en 2012. Et c’est la Première Dame qui commence à faire les fraissous le titre :« Chantal Biya, femme invisible », avant que le 12 novembre 2012, le Chef de l’État  ne redevienne lui-même la cible : « Cameroun : 1982-2012, de Biya à Biya ».

L’année d’après, le 16 juillet 2013, le Chef de l’État est mis en accusation face aux régions septentrionales sous le titre « Cameroun: Biya face au Nord ».

Deux mois plus tard, c’est l’épouvantail militaire que l’on tente cette fois-ci d’agiter. Le titre à lui seul en dit long : « Cameroun, une armée inquiète ».

Dès le début de cette année, Franck Biya, le fils aîné du Chef de l’État est à son tour allumé sous le titre : « Franck Emmanuel Biya, fils d’influence ».

Viendra ensuite la fable sur GuérandiMbarasous le titre : « GuérandiMbara : le fantôme d’Étoudi ».

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Cette évocation du reste non-exhaustive des propos diffamatoires et attentatoires à la stabilité de nos Institutions, renseigne donc à suffisance,sur le fait que nous sommes en présence d’une véritable conspiration.

Nous sommes d’autant plus confortés dans cette certitude, que Jeune Afrique a cette foispris le taureau par les cornes, et décidé de franchir le rubicond de son escalade contre le Cameroun.

Il appelle donc la jeunesse de notre pays à l’insurrection, à la révolte, à la sédition, à la violence et à la destruction.

Cela n’est pas tolérable, et les hiérarques de ce journal doivent savoir que sous d’autres cieux, Jeune Afrique aurait déjàfait, rien que pour cette raison,les frais d’une mesure de suspension, voire d’interdiction.

Mais, je ne me limiterai ici qu’à faire valoirla stricte réalité des faits, qui finira par confondrecette agression injustifiée dans sa propre turpitude.

Tenez donc :

On nous parle d’une confiscation du pouvoir, comme si l’accession à la magistrature suprême dans notre pays n’obéissait pas à des règles démocratiques et constitutionnelles.

Le Président de la République, Son Excellence Paul Biya est au pouvoir parce que les Camerounais ont ainsi décidé.

Existerait-il alors des normes démocratiques autres que la liberté ou la souveraineté d’un peuple à choisir lui-même ses propres dirigeants?

Ou alors, l’âge d’un dirigeant serait-il devenu un facteur d’impotence politique, là où les dispositions constitutionnelles voulues par tous les citoyens n’ont pas cru devoir en faire un critère d’exclusion ?

La réponse coulant de source, de quoi accuse-t-on le Cameroun, et de quoi les Camerounais seraient-ils coupables ?

Pour servir d’arguties à des démonstrations mesquines, on essaye de trier sur le volet certains dirigeants occupant des postes de responsabilité à des niveaux élevés. On oublie volontairement de présenter la situation dans son intégralité ; de peur sans doute que la réalité ne fragilise les thèses que l’on veut promouvoir.

L’on nous rappelle aussi à satiété que la jeunesse camerounaise est abandonnée aux affres  de la misère, de la débauche et de la délinquance, du fait de l’incurie et de l’insouciance de ses dirigeants.

Je vous suggère, en matière d’emploi notamment – puisque ce domaine semble avoir été choisi comme le cheval de bataille que nos pourfendeurs voudraient enfourcher, pour assouvir leur soif du chaos et jeter notre jeunesse dans la rue – de nous appesantir sur quelques actions phares que notre Gouvernement mène en faveur des jeunes dans notre pays.

Je vous prie de croire que ces informations – celles que je m’en vais vous donner à ce sujet – sont les seules qui soient dignes de foi, puisque puisées à bonnes sources.

Je voudrais saisir cette occasion pour exprimer ma gratitude à l’endroit de mes collègues du Gouvernement, notamment le Ministre de la Jeunesse et de l’Éducation Civique, le Ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative, le Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat, le Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle et le Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural, qui ont bien voulu mettre à ma disposition, les informations et les données fiables, pertinentes et nécessaires, à porter à votre connaissance sur cet aspect précis de notre échange.

Prenons tout d’abord l’emploi des jeunes dans la Fonction Publique de l’État, pour informer nos détracteurs que sur les 240 mille agents publics que compte notre Administration, 150 mille ont été recrutés en dix ans seulement, c’est-à-dire entre 2004 et 2014, soit une proportion de plus de 62% de l’ensemble des effectifs de la Fonction publique camerounaise.

Parmi les 150 mille recrutements que je viens d’évoquer, on compte pour la seule année 2011, le recrutement de 25 mille jeunes diplômés dans la Fonction publique, fait inédit à travers le monde.

Il n’est pas superflu de relever que ce recrutement massif est intervenu à la suite de la contractualisation de 11 mille personnels ex-temporaires, et au recrutement de 38 mille instituteurs vacataires.

Pour l’année 2015, près de quatre mille recrutements sont programmés dans cette même Fonction Publique.

Il est à noter que ce dispositif d’insertion professionnelle des jeunes dans l’appareil administratif est lui-même accompagné par une densification substantielle des offres de formation, tant au niveau de l’enseignement secondaire technique ou général, que de l’enseignement supérieur, où l’accent est désormais mis sur les relations des Universités d’État avec le monde professionnel, pour une meilleure adéquation des formations dispensées avec le marché de l’emploi.

Il faut aussi retenir qu’au total,la Fonction Publique de l’État constitue au Cameroun, le creuset dans lequel sont structurées les élites dirigeantes de la nation.  Elle est sous-tendue par le souci de représentation sociologique de la diversité de notre pays. C’est aussi à travers elle que se réalise l’essentiel de la reproduction sociale des élites, et partant, la constitution du vivier humain qui alimente l’essentiel de notre classe politique.

Mais la Fonction Publique de l’État n’est pas le seul pourvoyeur d’emplois salariés au Cameroun.

On nous parle de l’importance du secteur informel, comme si le Cameroun en détenait l’exclusivité parmi toutes les autres économies à niveau de développement comparable.

Et là encore, si la volonté de nos imprécateurs et prédicateurs d’apocalypse  avait été de mener de véritables investigations sur la problématique de l’emploi jeune au Cameroun, ils se seraient rendus compte de l’ampleur des actions menées par le Gouvernement, sous la plus haute impulsion de Son Excellence Monsieur le Président de la République, pour promouvoir l’entrepreunariat jeune, et partant, la création d’emplois viables dans le secteur productif, ainsi que dans les activités à fort potentiel de main-d’œuvre.

Je prendrais d’abord le cas des petites et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat.

Pour les petites et moyennes entreprises, nous citerons, sans être exhaustif :

  • la mise en place d’une Bourse de sous-traitance qui vise à renforcer les capacités des PME à la sous-traitance, dans un contexte de forte croissance de projets à caractère structurant ;
  • la promotion de l’incubation des entreprises de taille intermédiaire, à travers l’appui aux incubateurs entrepreunariaux au sein des Universités d’État ;
  • la construction d’une pépinière de référence à Édéa, au bénéfice de jeunes entreprises, afin de faciliter leur installation physique en début d’activité ;
  • la mise en place du Programme d’appui à la création et au développement des PME de transformation et de conservation des produits locaux de consommation de courante ;
  • la création de Centres de gestion agréés, pour accompagner les PME dans la gestion de leur fiscalité ;
  • l’appui à la création des grappes d’entreprises à travers le Programme d’appui au secteur privé ;
  • la finalisation de la mise en place d’une banque des PME ;
  • la création et l’opérationnalisation d’une Agence de promotion des PME, dont les principaux responsables viennent d’être nommés par le Chef de l’État.

Dans le secteur de l’Artisanat, le  Gouvernement a lancé depuis quelques temps, un vaste programme d’enregistrement des artisans dans les 360 communes que compte notre pays, afin de favoriser la migration du secteur informel vers le secteur formel.

En ce qui concerne l’économie sociale, sa dynamisation qui estimpulsée par le Gouvernement, repose sur la lutte contre la pauvreté avec à ce jour à son actif l’octroi d’appuis institutionnels au bénéfice de 95 coopératives,pour le financement des projets agro-pastoraux, de même que le renforcement en matériels agricoles des associations et organisations évoluant dans ce secteur.

Sur un tout autre plan, la création par le Chef de l’État en 2007 de l’Agence du Service Civique National de Participation au Développement,permet aujourd’hui de disposer d’un cadre institutionnel et opérationnel dont le but est, d’une part, de favoriser la mobilisation des énergies parmi les jeunes,pour une réponse optimale aux impératifs de développement économique et social de notre pays, et d’autre part, de promouvoir chez tous les citoyens et en particulier parmi les jeunes, un sentiment d’appartenance nationale affirmé, ainsi qu’un esprit civique et une culture de la paix, nécessaires à la construction d’une identité citoyenne.

Dans le cadre de cette mission, l’Agence du Service Civique National de Participation au Développement a formé en 2012, 6 000 jeunes, qui ont reçu des appuis financiers de la part de l’État pour une valeur de 770 millions de FCFA.

11 000 autres jeunes sont actuellement en formation au titre de l’année 2014. Ils recevront également au terme de leur formation, des appuis financiers destinés à leur installation.

Pour l’année 2015, le Ministère de la Jeunesse et de l’Éducation civique a inscrit à son budget, la formation de 15 000 jeunes au service civique de participation au développement.

Au terme de sa première période de fonctionnement effectif qui part de 2012 à 2015, l’Agence du Service Civique National de Participation au Développement aura donc pourvu à la formation de32 000 jeunes dans divers domaines, et crée les conditions matérielles et financières de leur autonomisation.

Parallèlement à l’action l’Agence du Service Civique National de Participation au Développement, d’autres programmes continuent de fonctionner en faveur des jeunes, pour l’appui au financement de leurs initiatives.

Je citerais notamment  le Programme d’Appui à la Jeunesse rurale et urbaine (PAJER-U) etle Projet d’insertion socio-économique des jeunes par la création des micros entreprises de fabrication du matériel sportif (PIFMAS),dont l’objectif principal est de favoriser la promotion de l’insertion socio-économique des jeunes camerounais (de 15 à 35 ans) non-scolarisés ou déscolarisés.

Dans le cadre de ces deux programmes,  et à ce jour, 20 035 jeunes ont été formés, et 5000 projets de jeunes financés à hauteur de 4milliards 370 millions de FCFA.

Conscient de la nécessité d’intégrer les aspirations et les besoins de la jeunesse dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques de développement, et de lui assurer une place de choix dans les décisions stratégiques de la nation, le Chef de l’État a créé en  2009, un Conseil National de la Jeunesse, dont le rôle est de favoriser un dialogue structuré entre les jeunes d’une part, et d’autre part, entre les jeunes, les pouvoirs publics, la société civile et les organisations internationales.

La jeunesse camerounaise n’est donc pas absente du processus décisionnel et de la gestion des affaires publiques dans notre pays. Au contraire, elle y occupe une place de choix à travers diverses instances statutaires qui du reste ne se limitent pas au Conseil National de la Jeunesse.

Au plan politique par exemple, tous les partis politiques disposent d’organisations de jeunes, qui prennent une part active à l’expression politique de ces différents partis.

Pour revenir sur les actions opérationnelles menées par le Gouvernement en faveur de la jeunesse, je voudrais aussi évoquer le secteur de l’économie agropastorale au sein duquel de nombreux programmes d’encadrement des jeunes sont  mis en place.

Je citerais entre autres:

–       le Programme sur la Promotion du Partenariat Agropastoral des Jeunes qui va démarrer en 2015. Préparé par le MINADER et le MINEPIA avec l’appui du Fonds International de Développement de l’Agriculture (FIDA) pour une valeur de 11 milliards 250 millions de FCFA,ce programme vise à promouvoir les entreprises agropastorales initiées par des jeunes et créatrices d’emplois.

–       le Programme d’appui à l’installation des jeunes agriculteurs mis en œuvre depuis 2007, avec pour objectif de contribuer au rajeunissement et à la modernisation des exploitations agricoles.

À ce jour, ce programme a bénéficié d’un financement de 6 milliards et demi de francs CFA et a œuvré à l’installation de près de 4 mille jeunes.

–       le Programme d’appui à la rénovation et au développement de la formation professionnelle dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et des pêches, dont le but est d’améliorer la qualité de l’enseignement agricole et d’en accroître la dimension professionnelle. Dans le cadre de ce Programme, 4868 apprenants ont été formés et 191 projets ont été validés et financés.

En matière de formation et d’insertion professionnelle, le Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (MINEFOP) conduit de programmes ciblés sur les jeunes, dont les missions sont de promouvoir l’auto-emploi et de favoriser la mutation des activités de l’économie informelle vers l’économie formelle.

C’est le cas notamment du Programme d’appui aux acteurs du secteur informel (PIAASI), qui œuvre pour l’amélioration du sous-emploi des jeunes, du Programme d’appui à l’insertion des diplômés de l’enseignement supérieur, ou encore du Programme d’appui au retour des camerounais de l’étranger.

En terme de formation orientée vers l’insertion professionnelle des jeunes, le Gouvernement octroie par ailleurs chaque année, au moins 300 bourses aux jeunes dans des domaines aussi porteurs que l’industrie, l’agriculture ou les TIC.

Depuis l’année en cours, le MINEFOP a mis en place un vaste programme de formation professionnelle décennal qui court jusqu’en 2023, pour un montant total de 217 milliards de francs CFA.

Au total et à l’actif de cette action groupée et menée à partir du MINEFOP, près de 700 mille emplois professionnels auront été créés entre 2012 et 2014.

Mesdames, Messieurs les Journalistes,

Ceux qui pensent donc se servir de nos jeunes concitoyens pour ébranler l’édifice de notre nation, la mettre à feu et à sang, et détruire ainsi ce que le peuple camerounais aura opiniâtrement bâtit en termes de valeurs fondamentales et de prétention légitime à la construction d’un État moderne et prospère- ceux-là, disais-je donc- se trompent lourdement.

Les analogies à peines voilées avec des situations ayant récemment prévalu dans certains pays, pêchent d’elles-mêmes, par un défaut patent de similitude avec les problématiques et d’une manière générale, le contexte prévalant dans notre pays.

Le Cameroun n’a certes pas la prétention d’être un Eldorado, un long fleuve tranquille sur le lit duquel il suffirait de s’étendre, pour se voir bercer et voguer au gré des vagues,vers un bonheur naturel et spontané. Et d’ailleurs, quel pays dans le monde d’aujourd’hui pourrait s’en prévaloir?

Dans quel pays au monde l’emploi des jeunes et l’avenir de la jeunesse ne constituent-ils pas de nos jours,de véritables casse-tête pour leurs dirigeants ?

Le Cameroun est un pays jeune, qui ne vient que de franchir le cinquantenaire de son existence en tant qu’État. Il est  donc en train de se bâtir, grâce à ce qu’il compte de plus cher, à savoir la paix, l’unité, la solidarité, la concorde et le vouloir-vivre ensemble de ses populations.

Vouloir saperde telles valeurs autour desquelles nous avons, au fil du temps, construit un consensus fort, ne saurait laisser impassible le peuple camerounais et sa jeunesse en particulier.

Je demande donc une fois de plus au peuple camerounais, et au nom du Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, de demeurer vigilants face à toutes ces entreprises de manipulation et d’instrumentalisation dont il est la cible.

À vous, femmes et hommes de médias au service de la nation, je vous demande d’apporter les réponses les plus appropriées à ces tentatives perfides et malheureuses, par un engagement objectif de vos positions éditoriales, au service de la vérité des faits qui sous-tend votre noble métier.

Il s’agit en l’espèce, d’un devoir de responsabilité sociale et de redevance citoyenne.

Voilà,Mesdames, Messieurs les journalistes, Distingués Invités, la lettre de la communication à laquelle je vous ai convié ce jour.

Je vous remercie de votre aimable attention. »

 

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