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Après 32 ans de pouvoir… Pourquoi Paul Biya doit partir

Après 32 ans de pouvoir… Pourquoi Paul Biya doit partir

Les arguments de J.M. Nintcheu,  Philippe Nanga, Albert Dzongang, Serge Espoir Matomba

Cameroun – Accession à la magistrature suprême: Pourquoi Paul Biya doit prendre sa retraite

Hommes politiques et acteur social que Le Messager a rencontrés expliquent

 

Albert Dzongang: «Paul Biya s’est apprêté à partir»

Le président de la Dynamique explique pourquoi le président de la République peut rempiler en 2018

Au Cameroun il n’y a pas à craindre une transition née des réactions populaires autour des leaders organisés. Parce que le vote sera organisé de telle manière que le vainqueur sera automatique connu d’avance. Ceux qui accompagnent Paul Biya comme nous-mêmes, on l’a fait quelques fois, sont des complices. Parce que le genre de révolte qui consiste à changer pour changer parce M. Biya aura fait 50 ou 60 ans au pouvoir, je ne suis pas là. Moi, ça ne m’intéresse pas. Il n’est pas dit qu’à 60 ou 90 ans on ne peut pas gouverner. Surtout que la gouvernance n’est pas un coup de poing pour dire que le bras n’est plus fort. L’âge n’est pas un critère d’excellence, absolument pas. Mais M. Biya là où il est, est conforté. Tous les jours ceux qui demandent des agréments pour être des partis politiques, c’est pour aller aux élections, pour toucher 50.000 ou 20.000.000 Fcfa. Laisser M. Biya tranquille. Tant que le peuple n’est pas demandeur d’un changement. Et quand on demande quelque chose on s’organise pour l’avoir. Tant que les gens ne vont pas se responsabiliser, ne vont pas se montrer nationalistes, ne vont pas s’assembler pour proposer autre chose, l’opposition n’aura aucune chance. Dès qu’on organise un moindre regroupement chacun se sent tellement fort pour gérer tout seul. A ce rythme, Paul Biya même mort, devra continuer à nous gouverner. Si les Camerounais pensent qu’ils sont mal gouvernés, s’ils pensent qu’ils ont faim, ils doivent crier comme un enfant qui crie quand il n’a pas tété. Les Camerounais ne crient plus. Cessons de penser le changement du Cameroun en termes de l’âge. M. Biya s’est apprêté à partir. Des appels de pieds et les appels les plus pressants et invisibles, ce sont des appel de l’opposition. 99% de ceux qui se disent opposants sont les pions de Biya. C’est eux qui ont refusé le changement.

 

 

Jean Michel NINTCHEU, Député de la nation: «Le Burkina a parlé par anticipation à Paul Biya» 

A la fin du septennat en cours, M. Biya aura passé 36 ans à la magistrature suprême. Il aura 85 ans en 2018, si la nature est par extraordinaire favorable à son horloge biologique. Un vieillard de cet âge qui a déjà largement dépassé l’âge légal de départ à la retraite qui est de 60 ans à la fonction publique et qui est de surcroit usé et fatigué par l’exercice continu et sans partage du pouvoir, ne saurait gérer efficacement et avec doigté un pays. Tous les psychologues vous diront qu’humainement, quand on est au quatrième âge, on ne peut pas gouverner avec discernement et de façon productive un pays, même si on est un magicien.

Il est notoirement connu depuis plusieurs années que M. Biya n’est plus en pleine possession de ses moyens pour gouverner. Le pouvoir est abandonné entre les mains des prédateurs et des incapables qui n’ont pourtant reçu aucun mandat du peuple. La preuve qu’il le leur a abandonné est le discours du 31 décembre dernier dans lequel il a dénoncé son régime en faisant le bilan catastrophique de ses 31 ans de règne et surtout prononcé l’oraison funèbre du gouvernement Yang Philémon qui est curieusement toujours à pied d’œuvre. Un an après ce discours –confession, il n’a pu rien faire contre eux, prouvant ainsi son incapacité à manager, malgré l’immensité des pouvoirs qui lui sont conférés par les textes taillés à sa juste mesure. Le moins que l’on puisse dire est qu’il n’a plus de contrôle sur ses propres créatures. Il a fait plus d’une trentaine de remaniements ministériels qui n’ont pas pu stopper l’agonie du pays. Tout est allé de mal en pis. Depuis plus d’une dizaine d’années, il a donné la preuve qu’il n’est pas capable de choisir des hommes compétents pour gérer les différentes administrations de notre pays.

Le peuple camerounais ne saurait subir davantage en 2018 le diktat d’un président qui a embourbé depuis une vingtaine d’années le pays dans la corruption et le népotisme au point de ne trouver aucune solution pour y remédier. On n’a pas besoin de mener une enquête pour se rendre compte que le Cameroun est dans une misère noire du fait d’un président qui, en dehors des discours démagogiques, n’a aucune solution à proposer pour faire passer les indicateurs socio-économiques du rouge au vert. Taux de pauvreté de 40%, ce qui signifie que 8 millions de Camerounais vivent avec moins de 500 Fcfa par jour. Taux de sous-emploi de 75%. Smig le plus bas d’Afrique centrale (28.200 Fcfa par mois). Taux de chômage : 90% de la population active, secteur informel non pris en compte. Clochardisation des fonctionnaires et agents de l’Etat relevant du Code du travail du fait de la double coupe drastique de leurs salaires. Précarisation des étudiants des universités et grandes écoles du fait de la suppression de la bourse et de l’instauration de la scolarité payante. Promesses fallacieuses : lycées agricoles, banque agricole, banque des pme, réouverture de la Cellucam, autoroute Douala-Yaoundé. Privatisation sur fond de braderie en meutes organisées de nos entreprises de souveraineté. Retrait progressif des investisseurs étrangers du capital de certaines grandes entreprises stratégiques. La liste est loin d’être exhaustive. Plus grave, sous son règne, la paix claironnée avec redondance dans les discours officiels n’est plus un acquis. Alors qu’il a hérité en 1982 d’un pays qui n’était pas en guerre. La corruption est devenue endémique. La prévarication et les détournements des deniers publics sur fond d’impunité sont devenus la règle. La récente condamnation des officiers de l’armée pour salaires fictifs n’est que l’arbre qui cache la forêt d’un gigantesque réseau qui a siphonné plus de 2.000 milliards Fcfa en 20 ans.

Concernant le chômage, il a achevé de convaincre qu’il n’a aucune solution pour l’emploi des jeunes qui, après des diplômes à l’université, continuent d’envahir les rues dans un désœuvrement tragique et un dénuement choquant. Il a plongé le Cameroun dans un trou tellement grand que toutes les mesures par lui annoncées tombent fatalement dans les profondeurs abyssales de l’inertie voire de l’oubli. Il faut être frappé de cécité chronique pour ne pas se rendre compte qu’il est impossible pour lui de redresser en 07 ans ce qu’il n’aura pas pu faire en 36 ans de règne. Surtout qu’il vit plus à l’étranger que dans son propre pays. A ce titre, le peuple camerounais ne pourra pas continuer en 2018 à subir un président qui fait flamber les caisses de l’Etat avec son train de vie princier.

Des griots zélés prétendent ou prétendront que M. Biya a apporté la démocratie, la liberté et les droits de l’Homme au Cameroun. La réalité est toute autre. Depuis le retour forcé au multipartisme, on assiste sur le plan politique à un pluralisme qui est plus administratif que réel (297 partis politiques légalisés). Interdictions de meetings et manifestations publiques  systématiquement servies aux partis politiques de l’opposition par des sous-préfets aux ordres. Elections truquées. Code électoral inique. Découpage électoral injuste car ne garantissant pas l’égalité constitutionnelle des citoyens devant le suffrage universel. Dérive monarchique permanente des institutions. Modification de l’article 53 de la Constitution qui accorde dorénavant au président de la République une immunité à vie, même pour les actes posés en dehors de son mandat.  Le peuple camerounais ne saurait continuer de compter sur un dictateur qui a besoin de plus de 18 années pour faire appliquer une partie de la Constitution qu’il a lui-même conçue et approuvée par le biais d’un décret d’application. Rien ne justifie à ce sujet la non mise sur pied du Conseil constitutionnel. Rien n’explique la non application jusqu’ici  de l’article 66 sur la déclaration des biens alors que le décret d’application de l’article 6 alinéa 2 de la Constitution levant le verrou de la limitation du mandat présidentiel avait été signé au lendemain de sa modification à l’Assemblée nationale.

Concernant la liberté et les droits de l’Homme, M. Biya veut à tout prix nous ramener vingt ans en arrière. Intimidations, arrestations-kidnapping, tortures diverses et exécutions extrajudiciaires. Liberté d’expression en trompe-l’œil. Tentatives de musellement de la presse et caporalisation des journalistes au mépris des lois, des chartes et des conventions internationales pourtant ratifiées par le Cameroun. Le cas le plus récent est l’assignation liberticide servie par le Tribunal militaire à trois journalistes le 28 octobre dernier. Procès kafkaïens sur fond d’acharnement et d’épuration politique. Opération d’assainissement des mœurs publiques et de lutte contre les détournements à tête chercheuse et à géométrie variable. Diktat de l’exécutif sur le législatif et le judiciaire du fait de la non séparation des pouvoirs.

Nos prisons sont de véritables mouroirs du fait entres autres de la surpopulation carcérale et de l’indignité ambiante. Quand on y entre, on en sort mort ou au mieux avec des stigmates qui vous désorientent durant le restant de votre vie.

Globalement ce ne sera certainement pas sous le règne de M. Biya qu’il y aura une quelconque amélioration dans quelque secteur que ce soit de la vie de notre Nation.

Pour terminer, les expériences politiques nous enseignent que le pouvoir rend parfois ivre. Elles nous professent également que la longévité excessive au pouvoir plonge inéluctablement tout monarque dans le ridicule et ceux d’un certain âge dans une démence sénile au point où Ils finissent toujours par tomber dans le déshonneur et devenir la risée de leur peuple. Les récents évènements au Burkina Faso sont édifiants à propos. Le Burkina a parlé par anticipation à M. Biya. Ce qui arrive à son ex-homologue devrait lui servir de leçon. Aucune armée au monde, aussi puissante soit-elle, n’a jamais eu raison d’un peuple déterminé. Le peuple camerounais n’est certainement pas resté insensible à la bravoure légendaire de ce vaillant peuple frère.  Blaise Compaore a été chassé à 63 ans après 27 ans passés au pouvoir. En 2008, lorsque M. Biya modifiait la Constitution pour faire aboutir son projet funeste d’éternisation au pouvoir, malgré l’opposition de l’immense majorité de camerounais qu’il avait par ailleurs fait massacrer  par centaines, il avait 75 ans. En 2018, cela fera 10 ans de sursis et M. Biya aura 85 ans bien sonnés. Le seul conseil que je peux lui prodiguer est d’éviter de faire le forcing de trop en 2018. Au risque d’atterrir pitoyablement, définitivement et irréversiblement dans les poubelles répugnantes de l’Histoire du Cameroun.

Serge Espoir Matomba, 1er secrétaire du Purs: «Le Cameroun a perdu sous le règne de Paul Biya»

Faire une évocation du 6 novembre en ce moment est pour moi un exercice à la limite du supportable. Souvenez-vous, le 6 novembre 1982 Paul Biya devenait président de la République. 32 ans plus tard, les jeunes générations n’ont pas connu d’autre président et ne cessent de dépérir. A mon sens, la célébration de cet anniversaire ne doit pas être un moment de fête mais plutôt un moment de recueillement et de tristesse. Recueillement face à tout ce que ce pays a perdu sous le règne de Paul Biya. Nous avons perdu notre économie et nos richesses, nos valeurs morales, nos repères sociaux, notre prestige et même nos rêves. Notre économie est moribonde avec des richesses mal ou sous exploitées, nos valeurs morales et repères sociaux sont en déperdition avec la corruption, l’impolitesse, la baisse de niveau scolaire, la pornographie culturelle …

Le Cameroun jadis craint et respecté est aujourd’hui la risée des pays parmi les plus pauvres de la planète. Nous avons  perdu nos rêves, et nous en sommes à ressasser des slogans creux comme Santé pour tous en l’an 2000, Cameroun des grandes ambitions et réalisations, le Cameroun émergent en 2035… Si la quasi totalité de ces tares est de la responsabilité du chef de l’Etat j’aimerais aussi préciser que la responsabilité du peuple est grande.  Chaque peuple a les dirigeants qu’il mérite et le peuple camerounais a fait le choix de se laisser manipuler et ne pas prendre son destin en main. L’exemple burkinabe est là pour nous le démontrer: aucun chef d’Etat n’est immortel ou éternel au pouvoir.

J’en appelle donc au recueillement plus qu’aux réjouissances pour cette année lors du 6 novembre. Il n’y a rien à fêter  et au contraire il y a là l’occasion de pleurer sur notre sort. Une nouvelle année passée sous le règne de Paul Biya roi absentéiste de notre  République est une tragédie plus qu’un bonheur. Paul Biya devrait être plus libéré de cette fonction et de ses charges qui ne sont plus de son âge qu’être célébré comme certains fanfarons de son parti politique ne manqueront de le faire. Par conséquent il devrait démissionner  au lieu d’essayer de se représenter.

Philippe Nanga, Coordonnateur Ong Un Monde avenir: «A sa place, je n’oserai pas me représenter»

Il y a 32 ans, le sport marchait plutôt bien. Que ce soit le handball, le basketball, le volleyball, et bien d’autres disciplines, le Cameroun était parmi les meilleurs. Au football, nous étions pratiquement les meilleurs, que ce soit avec les clubs qu’avec l’équipe nationale fanion. Le Cameroun avait également trois grands stades bien aménagés (Yaoundé, Douala, Garoua). 32 ans plus tard, malgré les multiples victoires et lauriers engrangés, le nombre de stade digne de ce nom n’a pas augmenté. Pire, l’état de santé physique des stades existant est fortement dégradé, obligeant les instances internationales de football à sortir ces bijoux d’antan du fichier des stades acceptables pour des compétitions internationales. Quel horreur pour le pays de Roger Milla ! 32 ans plus tard, les clubs de football camerounais jouent désormais les seconds rôles quand ils ne sont pas tous simplement absents de la scène. Pour ce qui est de nos Lions indomptables, équipe fanion, elle est désormais à l’image d’un octogénaire usé par le temps, dont l’existence et la présence ne sert plus qu’à l’histoire, de quoi retourner le maréchal Mbappè Leppé du fond de sa tombe.

Il y a 32 ans, les choses semblaient alors aller bien pour ce secteur relevant des services de base sur le plan social, au point de nous faire rêver d’une possibilité de garantir l’accès à la santé à tous les citoyens. 32 ans plus tard, le paludisme, complètement éradiqué ailleurs, continue de faire des ravages au Cameroun. Le choléra tue des milliers de personnes chaque année sur l’ensemble du territoire national. L’espace des tradi-praticiens non encadrés s’est grandement élargi, exposant au passage des millions de Camerounais tenus par le pouvoir d’achat, à diverses arnaques et autres dangers d’ordre sanitaire soutenus par la vente des médicaments dans la rue, et qui fait profusion. La corruption gangrène les hôpitaux publics. Le slogan rêveur développé et qui a fait l’objet d’une grande publicité dans les années 1980 “santé pour tous en l’an 2000“ s’est vite transformé en “maladie pour tous et partout en l’an 2000“.

La situation n’est pas moins alarmante en ce qui concerne l’éducation. Parti d’une éducation de masse (le plus grand nombre de personnes a accès à l’éducation), nous sommes rendus 32 ans plus tard à une éducation d’élite (seul ceux qui font partie de la classe sociale la plus élevée ont accès à l’école). Le niveau de dégradation des infrastructures scolaires semble aller de paire avec la dégradation de la qualité des enseignements. Le système scolaire longtemps décrié n’a pas changé. Pire, il contribue dangereusement à la détérioration du paysage intellectuel. La fonction principale de l’école étant de former l’Homme, l’on peut attribuer à ce système scolaire désuet d’être tributaire d’une société camerounaise dont la méritocratie a laissé la place à la médiocratie. S’il y a eu quelques Universités de construit ça et là dans quelques régions du Cameroun, ces institutions ne sont plus que des repères d’expression des conflits tribaux et politiques, en lieux et place de milieux d’expérimentation des sciences et des savoirs.

Oui ! Moi à sa place, je n’oserai plus !

Au regard du niveau de défectuosité actuelle du tissu social, que dire du développement économique ? La ville de Douala nous servira d’échantillon à ce sujet. Cette métropole baptisée Douala Mbengue (en référence à la ville de Paris), porte d’entrée du Cameroun, reconnu du reste comme l’Afrique en miniature, se trouve, 32 ans après, dans un état de dégradation indescriptible. Les inondations, jadis objet de curiosité, sont devenus le lot quotidien du spectacle urbain. La capitale économique du Cameroun présente un visage photographique de la situation socio-économique nationale. Le port et l’aéroport qui ont fait la force et la fierté de Douala, ne sont plus que des gros monuments utiles aux historiens plus que d’être rentables pour nourrir l’économie nationale. Oui, monsieur le Président, moi à votre place je n’oserai plus ! Notre jadis beau pays le Cameroun est, depuis 32 ans, dans bien de domaines et secteurs en reculade. Les dérives sont toujours en constante évolution. L’accès à l’eau, à la santé, à l’éducation, à un habitat décent sont devenus des chimères. Des dizaines de milliers des jeunes Camerounais mettent leur vie en danger, au large des côtes marocaines et algériennes, tentant de traverser vers l’Europe. Pour ces milliers de jeunes dont la majorité est des diplômés d’Universités, leur seul espoir se trouve désormais dans cet exercice périlleux qui fait annuellement des centaines de morts. Comme l’a reconnu monsieur Biya lui-même, lors du traditionnel discours de fin d’année en 2013, la corruption, le laxisme, et autres maux, monnaie courante dans l’administration publique, hypothèquent la moindre possibilité de décollage. De plus, notre pays semble désormais servir de champ d’expérimentation et d’exercice d’actes conflictuels multiformes. Entre les Boko Haram dans la partie septentrionale du pays, la Seleka et autres rébellions à l’Est du Cameroun, nourri par les accusations et contre accusations des personnalités politique très proches du pouvoir, s’incriminant les uns les autres, sur la question ô combien sensible liée à la sécurité du territoire national.

32 ans passés, rigueur et moralisation ne sont plus que des slogans creux et sans substance qui relèvent d’un passé qui était alors porteur d’espoir. La gabegie et la corruption ont vite pris le pas sur tout, au point de s’imposer comme mode de gouvernance de l’administration publique. Il se pourrait que les fonctionnaires qui, dans l’exercice de leur fonction, n’usent pas de la corruption, s’exposent à des sanctions graves pouvant aller jusqu’à des peines privatives de liberté. Qu’en est-il de notre chère démocratie toujours revendiquée mais jamais réalisée. Un militant politique présente le paysage politique camerounais comme une “scène politique à quelques exceptions à l’image d’un pays politiquement unicité et fadement unicolore“. Les espoirs nés des lois sur les libertés se sont vite évanouis, ce n’était qu’une lueur d’illusion rapidement déconstruite par la dure réalité du quotidien, qui met face au citoyen, une dictature fratricide, entretenue par une monarchie politiquement multicolore. Parce que notre pays le Cameroun ressemble désormais à une grosse machine dont les documents technique ont disparu alors que les mémoires sont déréglées, parce que le pays de Rudolph Douala Manga Bell, Martin Paul Samba, Rubin Um Nyobè, Ernest Ouandié et autres,  a besoin de retrouver ses vraies marques. Oui parce que la longévité use et fatigue, moi à la place de Monsieur Biya, je n’oserai plus me représenter.

 

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