APPEL AUX POLITIQUES CAMEROUNAIS POUR LA MISE SUR PIED D’UN FRONT UNI EN VUE D’ACCORDER UNE PORTE DE SORTIE AU PRÉSIDENT PAUL BIYA

APPEL AUX POLITIQUES CAMEROUNAIS POUR LA MISE SUR PIED D’UN FRONT UNI EN VUE D’ACCORDER UNE PORTE DE SORTIE AU PRÉSIDENT PAUL BIYA

Chers frères et sœurs,La situation politique de l’heure appelle à une vision commune pour l’avenir de notre nation. En effet, depuis plusieurs mois maintenant notre pays traverse une situation critique, avec notamment, des enlèvements à répétition, des attaques à la frontière avec la RCA et des incursions de bandes armées dans l’Extrême-Nord du Cameroun. Pour le cas de l’Extrême-Nord, plusieurs de nos combattants sont morts sur le champ de bataille laissant ainsi des familles sans voix. Qu’il me soit permis ici, de saluer leurs mémoires. Dans des pays respectables, on se serait attendu à ce que le Président de la République, chef suprême des forces armées, leur rende un vibrant hommage lors d’une cérémonie solennelle.

Alors que notre pays subit la guerre contre les assaillants dissimulés en « Boko Haram », et que la psychose gagne les populations, le Président Paul Biya, fait du tourisme en occident, puis revient tranquillement comme si de rien n’était. Les mouvements d’entrée et de sortie de Paul Biya laissent dubitatif, au regard de la situation d’insécurité grandissante qui menace la stabilité du Cameroun. Cela manifeste sa non-maîtrise du sujet. En effet, il est de bon ton lorsqu’on déclare la guerre de rester sur place pour élaborer des stratégies, mobiliser les troupes et suivre l’évolution de la situation. On protège et rassure les populations civiles et affirme son soutien aux forces armées.

Depuis 32 ans, les camerounais souffrent de plusieurs maux. Il s’agit de la mauvaise gouvernance et l’absence de visibilité dans la gestion des affaires de la république, situation qui plongent notre pays dans un clair obscur entretenu par le pouvoir. On conditionne les esprits à la misère

et on nous dit : « tout va bien », qu’on approche vers une croissance à deux chiffres, que l’émergence du Cameroun est proche même sans eau, sans électricité, sans ambulance dans les hôpitaux, etc. Même le fameux document de stratégie pour la croissance et l’emploi n’a guère changé les choses.

Malgré la peinture alarmiste du bilan calamiteux du Président Paul Biya, il est utile de se poser la question de savoir si nous n’avons pas, nous camerounais, le droit d’écrire notre propre histoire ? N’avons-nous pas le droit de la prédire ? L’histoire de notre pays a été spoliée, escamotée et complètement déformée par d’autres et nous même. Nous avons le devoir sacrée d’écrire la notre. Ce serait un autre échec si nous la laissons se définir par des Non-Camerounais.

Mes chers compatriotes, c’est face à cette irresponsabilité de Paul Biya après 32 années de règne que j’invite les politiques camerounais de tous bords, la société civile comprise, à s’asseoir pour lui trouver une porte de sortie. Pour que, ce dernier une fois à la retraite puisse apprécier ce que nous allons accomplir en très peu de temps. L’avenir de notre pays ne peut se faire que sur la base d’un consensus, il me semble donc impérieux que nous nous mettions ensemble pour la mise sur pied d’une stratégie unique, afin de garantir un départ respectable au Président de la République. Nous lui garantirons un statut d’ancien chef d’Etat et il jouira des avantages de ce statut tout comme il bénéficiera d’une immunité judiciaire.

Étant donné que la situation est critique, le moment venu, je proposerai un programme. Vos différentes contributions seront les bienvenues.

Conscient que mon appel trouvera un écho favorable auprès de vous mes frères et sœurs de tous bords, je vous prie d’accepter mes sincères salutations.

Serge Espoir Matomba,
Premier Secrétaire du PURS,(Peuple Uni pour la Rénovation Sociale)

 

 

camernews-Serge-Espoir-Matomba

camernews-Serge-Espoir-Matomba