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AMEDY COULIBALY : DU DÉLINQUANT AU DJIHADISTE

AMEDY COULIBALY : DU DÉLINQUANT AU DJIHADISTE

Trahi par l’ADN laissé dans la voiture qu’il avait abandonnée à proximité du RER Laplace à Arcueil avant-hier, Amedy Coulibaly aura sévi au moins deux fois en deux jours. La première fois jeudi, en abattant à bout portant une jeune policière municipale et en blessant très grièvement un agent de voirie dans une rue de Montrouge. Puis une seconde fois ce vendredi en tuant plusieurs otages dans de l’HyperCacher de la porte de Vincennes à Paris. En outre, des doutes pesaient sur sa complicité dans la tuerie de Charlie Hebdo : on parle toujours d’un troisième homme.

Âgé de 32 ans, Coulibaly appartenait avec sa compagne Hayat Boumeddiene – qu’il n’a épousée que religieusement – au cercle rapproché du djihadiste Djamal Beghal, figure de l’islam radical français qui l’avait recruté en avril 2010 au cours d’une rencontre à Murat dans le Cantal. Hier, Coulibaly se revendiquait lui-même membre du groupe Etat islamique.

Il avait été reçu à l’Elysée par Sarkozy !

Comble de son histoire, qui a affolé les réseaux sociaux ce vendredi : il avait été reçu à l’Elysée par le président de la République Nicolas Sarkozy en compagnie de neuf jeunes en contrat de professionnalisation. C’était en juillet 2009. « Le rencontrer en vrai, c’est impressionnant. Qu’on l’aime ou pas, c’est quand même le président » confiait-il au journal Le Parisien tout en glanant une série d’autographes pour la famille. Il travaillait alors pour la très américaine usine Coca-Cola dans sa commune de Grigny.

Condamné à 5 ans de prison

Issu d’une fratrie de dix enfants dont neuf filles, titulaire d’un BEP conseil en audiovisuel électronique, il était un habitué des tribunaux. En décembre 2013, il avait été condamné à 5 ans de prison pour avoir participé au projet d’évasion de Smaït Ali Belkacem, membre du GIA et auteur de l’attentat à la station RER Musée d’Orsay en 1995 à Paris qui avait fait 30 blessés. Avant cela, il avait été condamné à six reprises pour violences, vol ou trafics d’armes et stupéfiants.

C’est au cours de l’une de ces incarcérations qu’il avait fait connaissance avec Chérif Kouachi et avait entamé sa radicalisation. En préventive depuis 2010, il avait recouvré la liberté en mars dernier et avait porté un bracelet électronique jusqu’en mai.

 

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