Alternance politique au Cameroun : Français et Américains n’y peuvent rien

Certains leaders politiques estiment, à tort, que les grandes puissances exerceront une quelconque influence dans le choix du successeur de Paul Biya.

L’année 2018 marquera à coup sûr un tournant décisif dans l’histoire politique du Cameroun. En effet, c’est cette année-là, que s’achèvera l’actuel des de Paul Biya, président de la République baptisée « grandes réalisations ». La population sera ainsi appelée aux urnes pour choisir le nouveau président de la République. Si le fait de choisir un nouveau président dans des jeunes démocraties comme le Cameroun ne constitue pas un événement spécial, ce qui en constituera sera la candidature ou non de l’actuel président de la République à cette élection.

Paul Biya au pouvoir depuis le 06 novembre 1982, date de sa première prestation de serment en sera à sa 35e année à la tête du pays. Pour les pouvoirs occidentaux, une prochaine candidature de Paul Biya ne sera pas la bienvenue. La preuve la question à lui adressée par un journaliste français au cours du séjour de cinq heures du président français François Hollande au Cameroun. Le journaliste d’une chaine de télévision française a interrogé le président camerounais, sur la présidentielle de 2018 au sujet de sa probable candidature ou non. La réponse de Paul Biya a été sans appel « ne dure pas au pouvoir qui veut, mais qui peut… ». Pour certains leaders politiques, la réponse du président de la République était la preuve que ce dernier ne compte pas de sitôt quitter le pouvoir.

C’est en cela que certains justifient le soutien, qu’ils sollicitent auprès de certains pays occidentaux pour tenter de persuader ou à défaut de contraindre Paul Biya à ne plus se représenter lors de la présidentielle de 2018. Mais dans une de ses allocutions toujours pleines d’enseignement, Paul Biya affirmait, que le Cameroun n’est la chasse gardée de personne. Le peuple camerounais qui a acquis son indépendance le 1er janvier 1960 au prix des sacrifices humains de ses dignes fils que sont Martin Paul Samba, Douala Manga Bell et bien d’autres qui ont sacrifié de leurs vies pour que le Cameroun soit non seulement indépendant, mais qu’il reste un et indivisible est debout. Les changements qui pourront intervenir à la tête de notre pays seront la manifestation de la volonté du peuple camerounais et non celle des puissances impérialistes qui refusent d’accepter que de la période, où ils pénétraient au Cameroun jusqu’à date, beaucoup a coulé sous le pont.

Le peuple est désormais émancipé et savent pertinemment ce qui est bien pour eux. Pas besoin qu’il soit assisté pour opérer des choix stratégique pour son avenir. Pour le moment 2018 reste lointain et le Cameroun doit faire face à deux problèmes majeurs, la lutte contre l’insécurité avec les attentats de la secte islamiste Boko Haram et son développement qui est gage d’une paix durable. A ceux qui continuent de penser que la France ou les Etats Unis encore moins la Chine peut troubler l’ordre des choses au Cameroun se trompent amèrement. Les soutiens cherchés auprès de ces puissances par ces leaders et certains membres du gouvernement qui aspirent à la magistrature suprême resteront vains. Le Cameroun c’est le Cameroun n’en déplaise.