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Ali Bongo Odimba sur sa filiation: «Omar Bongo n’aurait pas trompé le peuple gabonais sur une question aussi essentielle»

Ali Bongo Odimba sur sa filiation: «Omar Bongo n’aurait pas trompé le peuple gabonais sur une question aussi essentielle»

Le Président gabonais, candidat à sa propre succession, estime que ses détracteurs n’ont jusqu’ici jamais apporté la preuve qu’il n’est pas le fils biologique de son prédécesseur Omar Bongo Ondimba.

Comme beaucoup d’autres candidats à l’élection présidentielle gabonaise,  prévue le samedi  27 août 2016, Ali Bongo Ondimba, Président sortant, a accepté de défendre son programme  dans une émission spéciale co-organisée par les chaines de télévision Ubinewz, Vox Africa et Equinoxe Télévision. Face à Alain Foka, Sévérin Tchounkeu, Jules Domche et Amobe Mevegue, celui qui dirige le Gabon depuis 2009 n’a éludé aucun sujet. Il a, d’entrée, été interrogé sur sa filiation, alors que plusieurs acteurs de l’opposition gabonaise continuent de contester sa «gabonité».  Ils ont d’ailleurs voulu s’appuyer sur cet argument pour obtenir son exclusion du processus électoral.

«Je suis bel et bien gabonais. Si ça n’a pas été le cas, ce serait la plus grande supercherie du siècle», a-t-il martelé avant d’ajouter qu’en homme honnête qu’il était, Omar Bongo, son père «n’aurait pas trompé le peuple gabonais sur une question aussi essentielle». Selon Ali Bongo, aucun de ses détracteurs  n’a jamais pu  apporter la  preuve de ces allégations. «Ils ont saisi le Tribunal de Libreville, la Cour constitutionnelle, et même des tribunaux en France. Mais à chaque fois, ils ont été déboutés», se targue-t-il.

Accusé par les leaders de l’opposition, dont Jean Ping, d’avoir pour directeur de cabinet un étranger (Maixent Accrombessi), Ali s’est justifié, égratignant au passage celui qui est présenté aujourd’hui comme son principal challenger. Le Président gabonais estime que Jean Ping n’est pas bien placé pour porter ce type d’accusation, lui qui est issu d’un père chinois (Charles Ping) accepté et naturalisé lorsqu’il avait choisi de s’installer au Gabon. Il pense que si les autorités de son pays avaient eu la même attitude vis-à-vis de ce dernier, Ping lui-même ne se targuerait pas de sa nationalité gabonaise aujourd’hui.

«On n’insulte pas les Gabonais. Quelle que soit son origine, un Gabonais est un Gabonais», a rappelé Bongo. Comme sur ce sujet, la plupart des attaques d’Ali Bongo ciblaient l’ancien président de la Commission de l’Union Africaine (28 avril 2008 – 15 octobre 2012). Il est notamment revenu sur le scandale  qui accable son fils Franck Ping.  «Monsieur Franck Ping aujourd’hui est un fugitif. Je suis un père de famille, je ne laisserais jamais mes enfants faire ce que le fils de Ping est en train de faire aujourd’hui…  Il est difficile pour Ping de prouver qu’il n’était pas au courant des actions de son fils» a-t-il indiqué.

Ali a aussi situé les téléspectateurs sur l’origine des rapports exécrables qu’entretiennent les deux hommes qui ont pourtant fait leur première entrée au Gouvernement sous le même décret (26 février 1990). Bongo explique que Ping n’a jamais digéré le fait qu’il ait hérité du poste de Ministre des Affaires étrangères qu’il convoitait.

«Ping, c’est un compatriote que j’ai  aidé. C’est moi qui l’ai présenté pour la première fois à Omar Bongo en 1984 lorsque l’ancien Président gabonais avait besoin d’un jeune directeur de cabinet», a-t-il révélé. Il dit l’avoir également soutenu lorsqu’il briguait un nouveau mandat à la tête de la Commission africaine.

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