AGRESSIONS : DEUX PRÉSUMÉS MALFRATS ÉCHAPPENT À UN LYNCHAGE À DOUALA

Ils ont délesté une femme de son sac à main avant de tenter de s’enfuir à bord d’une moto le 5 mai dernier, à Douala.

Le film de l’interpellation de ces adolescents et présumés voleurs se déroule non loin du carrefour de l’armée de l’air le mardi 5 mai 2015 à Douala. Quelques minutes plutôt, les présumés agresseurs à bord d’une moto auraient dépouillé une jeune femme du côté de la rue Njo-njo à Bonapriso avant de tenter de s’enfuir. Selon des témoignages concordants, ils ont aussi arraché des téléphones portables aux élèves du lycée Mongo Joseph. Malheureusement, pour ces derniers des antigangs ayant suivi la scène se lancent à leurs trousses. Quelques mètres plus loin, les présumés malfrats ont une panne d’essence. Ils décident de se réfugier dans un garage non loin du Carrefour de l’hôtel de l’air à Bonapriso, un quartier chic de Douala.

Il est plus de 13h. Arrivés sur les lieux, les deux antigangs se renseignent auprès d’un riverain. Ce dernier suspectant ces deux adolescents oriente les enquêteurs. L’un des malfrats ayant observé la scène prend la fuite. L’autre est maîtrisé par les propriétaires du garage après que l’alerte a été donnée par les antigangs. « Ce sont des voleurs, arrêtez les s’il vous plaît. Ils viennent de dépouiller une femme et des élèves devant le lycée Mongo Joseph ».

La foule se lance alors à la poursuite du second bandit âgé d’environ 18 ans quelques minutes plus tard, lui aussi est maîtriser. Mais les riverains décident de les brûler vifs. La tension monte et les esprits s’échauffent. Les deux malfrats menottés sont protégés par les antigangs qui veulent les conduire au poste de police. Les populations s’y opposent pendant plus d’une demi-heure.

Finalement, les deux présumés malfrats et les antigangs rentrent dans un taxi que la foule en furie tente de maintenir sur place. «Ils ont été conduits à la division régionale de la police judiciaire », précise l’un des antigangs. Ce dernier réussi à saisir la moto des suspects avant de quitter les lieux. Pour l’heure, l’identité des présumés voleurs n’est pas encore connue. Et au moment de leur interpellation, les suspects ne détenaient plus aucun objet volé.