Afrique – RD Congo: L’artiste Koffi Olomidé a été libéré

«J’ai subi, j’ai compris… Dieu Merci!», dit-il.

Du vendredi 22 juillet au samedi 30 juillet, Antoine Agbepa Mumba alias Koffi Olomidé a vécu neuf jours d’enfer. Expulsé de Nairobi au Kenya pour son violent coup de pied donné en public à sa danseuse, conspué à son retour à l’aéroport international de Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo son pays natal, interpellé par la police, incarcéré à la prison centrale de Makala à Kinshasa, dans la capitale du pays, les malheurs se sont enchainés à une vitesse vertigineuse pour le célèbre artiste congolais.

Heureusement pour lui, il a été libéré plus tôt que prévu. Dans l’après-midi d’hier samedi 30 juillet 2016, le tribunal de grande instance de Gombe a décidé d’abandonner les poursuites contre le chanteur de renommée internationale pour défaut de plainte.

«Je confirme que, depuis 14 heures, Koffi a quitté la prison et se trouve à son domicile parce qu’après que le tribunal a rejeté la demande de mise en liberté provisoire, il s’est posé un problème de droit parce que le parquet n’a pas le fait de la cause. Les images, oui, mais, ce sont issues des faits qui se sont passés à l’aéroport du Kenya, à l’étranger. Pour que notre justice soit compétente à examiner ce fait là [Coups de Koffi contre la danseuse], il faut que la victime [la danseuse] se soit plainte avant que le parquet ne puisse agir. Il s’est fait que dans le dossier du parquet, il n’y avait pas cet élément fondamental, la plainte de la victime», a expliqué  Me Ruiffin Lukoo, l’avocate de l’artiste à nos confrères congolais de Radio Okapi.

Content de retrouver sa famille, l’auteur du morceau à succès «Selfie» a fait une publication sur la toile pour exprimer sa gratitude à ceux qui ne l’ont jamais abandonné dans cette épreuve. «À la maison en Famille. Merci est un mot trop simple. Ce que je souhaiterais exprimer est au-dessus de cela. Je suis à la fois touché et reconnaissant pour le soutien indéfectible que vous m’avez apporté, je ne pourrai jamais assez vous remercier. J’ai subi, j’ai compris… Dieu merci»