Afrique – Lutte contre le terrorisme: Fin de mandat pour le général camerounais Valère Nka à la Force Multinationale Mixte

Le commandant en second de la FMM devrait être remplacé par un tchadien.

Mission accomplie pour Valère Nka. Le général de brigade camerounais va quitter ses fonctions de commandant en second de la Force Multinationale Mixte (FMM), la force africaine de lutte contre le terrorisme. Il devrait quitter l’état-major de N’Djamena dans les prochains jours pour revenir au Cameroun. L’information est contenue dans les colonnes de L’Œil du Sahel en kiosque le 10 octobre 2016.

En principe, le Camerounais dont le mandat est achevé depuis le 30 septembre dernier, sera remplacé par un tchadien. En effet comme l’explique Raoul Sumo Tayo, les textes prévoient que les postes au sein de l’état-major de la FMM sont rotatifs. Si l’identité de son successeur n’est pas encore dévoilée, notre confrère renseigne qu’il devrait s’agit du fils du président Idriss Déby Itno.

«Les observateurs avertis penchent plus pour le général de brigade Mahamat Déby Itno. Le fils du président tchadien est réputé pour être un professionnel de la guerre. Il a été au Mali pour combattre les adeptes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique. Ce dernier est par ailleurs chef du groupement présidentiel, l’unité d’élite chargée de la sécurité de son président de père. Le siège de la FMM est à Ndjamena, un autre avantage», souligne le bihebdomadaire.

En plus, note encore notre confrère, « le Tchad est engagé dans la guerre contre Boko Haram aux côtés du Cameroun, du Nigeria et du Niger. Des soldats de ce pays ont été déployés dans les localités de Fotokol et de Mora au Cameroun. Leur entrée dans la guerre a été décisive dans les combats. Ils sont souvent considérés comme des intrépides et des aguerris aux combats en zones sahéliennes. Ce sont eux qui ont délivré certaines villes nigérianes aux mains des terroristes, entre autres, Gambaru et Damasak. Actuellement, les soldats tchadiens ont été déployés au Niger qui subit depuis peu des incursions récurrentes et sanglantes des terroristes».