Afrique centrale : la population des éléphants de forêt en baisse

Selon le Fonds mondial pour la nature (WWF), la sous-région a perdu près de 70% de ses éléphants de forêts depuis une décennie.

Le WWF appelle les pays d’Afrique centrale à renforcer leurs législations sur contre les activités de braconnage. Lesquelles sont, selon cette organisation, la principale cause de la baisse de la population des éléphants de forêts dans la région depuis une dizaine d’année.

La réserve transfrontalière du Dja-Odzala-Minkebe [qui couvre le Cameroun, le Congo et et le Gabon] a perdu  70% des éléphants de forêts depuis une décennie, annonce le WWF dans une note publiée sur site depuis le 25 octobre dernier. Après un inventaire effectué par le WWF entre 2014 et 2016, il apparait que les cas de morts sont le plus survenus en dehors des zones protégées.

L’organisation a recensé 9500 éléphants de forêts dans le Bassin du Congo. Soit une baisse de 60% de la population de cette espèce entre 2008 et 2016, indique-t-elle.

Le phénomène de braconnage est bien enraciné dans les pays où ces opérateurs d’un autre genre sont organisés en réseaux lourdement équipés et qui se révèlent par conséquent difficiles à combattre pour les unités gouvernementales de protection des parcs naturels, peu fournies en moyens de lutte, ne cesse de déplorer le WWF. Le Cameroun n’en est pas épargné.

Selon les estimations du WWF, au moins 150 éléphants ont été tués chaque année dans le pays depuis 2012, année où un nombre record d’environ 400 de ces mammifères avaient été massacrés par les braconniers d’origine soudanaise au parc naturel de Boubandjidah (Extrême-Nord).

En 2010 pourtant, le gouvernement chiffrait à 21.000 têtes la population d’éléphants du Cameroun. Mais cette population ne cesse de chuter du fait de la persistance des activités de braconnage. Ce,  bien que le gouvernement ait redoublé d’effort pour combattre le phénomène par des campagnes de sensibilisation et d’interpellation ainsi que la surveillance du commerce  des espèces.