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AFFAIRE JACQUES ZOUA : COTON SPORT, FÉCAFOOT ET CAF SUR LE BANC DES ACCUSÉS

AFFAIRE JACQUES ZOUA : COTON SPORT, FÉCAFOOT ET CAF SUR LE BANC DES ACCUSÉS

Si le joueur formé à Coton Sport de Garoua devait finalement être écarté de la sélection pour des problèmes de double identité, les responsables seraient nombreux, mais principalement son club formateur, la Fécafoot et la Confédération africaine de football.

Il y a 5 jours, le 7 janvier dernier, les sélectionneurs nationaux des différentes sélections devant prendre part à la Coupe d’Afrique des nations en Guinée équatoriale ont déposé la liste des 23 joueurs qui vont défendre les couleurs de leurs pays respectifs à ce rendez-vous continental. Au Cameroun, 23 joueurs avaient donc été retenus et le 24ème n’était autre que Cédric Djeugoué. Mais le lendemain, une rumeur selon laquelle le joueur Jacques Zoua serait finalement exclu pour cause de double identité a commencé à circuler. La Caf reprocherait au joueur d’avoir pris part à la Champions League africaine saison 2007-2008 avec Coton Sport de Garoua en utilisant une licence sur laquelle il était né en 1989. Or aujourd’hui, le passeport du joueur indique qu’il est né en 1991.

Si les faits sont avérés, alors des responsables devraient être désignés et sanctionnés. En première ligne, l’on a Coton Sport de Garoua qui, dans l’un ou l’autre cas, a eu affaire avec un joueur mineur dont il a délibérément changé l’âge. Car s’il est prouvé que le joueur a pris part à la Champions League africaine saison 2007-2008 avec une licence sur laquelle il est né en 1989, comment comprendre qu’en juin 2008, il soit transféré au FC Bâle avec un passeport sur lequel il est né en 1991. Les dirigeants de Coton Sport devraient se prononcer sur ce dossier pour lever toute équivoque.

En seconde ligne, l’on a la Fécafoot. Dans son article 9 alinéa 3, le N°2014/384 du 26 septembre 2014 portant organisation et fonctionnement des sélections nationales de football, il est clairement spécifié que « Préalablement à la publication de la liste, la FECAFOOT procède à la vérification de la filiation, de l’âge et de la situation administrative et disciplinaire des joueurs ». Du coup, si d’aventure la Confédération de football avait raison dans ce dossier, la Fédération camerounaise de football aurait failli, n’aurait pas fait convenablement son travail et devrait rendre des comptes au signataire de ce décret.

Enfin en troisième ligne, l’on retrouve la Confédération africaine de football. S’il est vrai que le joueur a pris part à la Champions League 2007-2008 avec Coton Sport de Garoua et avec une licence sur laquelle il est né en 1989, il est également vrai que le même joueur a pris part à la CAN U20 en 2009 au Rwanda avec un passeport sur lequel il est né en 1991, a été appelé par Paul Le Guen pour le dernier stage avant la Coupe du Monde 2010 avec son passeport sur lequel il est né en 1991, a remporté la LG Cup au Maroc en 2011 avec le même passeport (1991), a pris part aux éliminatoires de la Can 2013 avec le passeport sur lequel il est né en 1991 et enfin a pris part aux éliminatoires de la Coupe du Monde 2014 avec le même passeport. D’où vient-il donc qu’aujourd’hui, comme par magie, la Caf se rend compte, 7 longues années plus tard, que le joueur Jacques Zoua avait participé à une compétition continentale avec un âge différent de celui qu’il utilise sur la même scène continentale et même mondiale depuis ses débuts professionnels ? Pourquoi refuser de valider la liste du Cameroun avec le nom de Jaques Zoua pour un problème de double identité et dans le même temps valider celle de la Guinée équatoriale qui comporte 14 noms de joueurs (sur 23!!!) dont les dates de naissance ne sont pas mentionnées ? (http://www.cafonline.com/Portals/0/AFCON2015/up%20Equatorial%20Guinea.pdf)

Nul ne pouvant se prévaloir de ses propres turpitudes, Coton Sport de Garoua, la Fédération camerounaise de football et la Confédération africaine de football devraient faire amende honorable et reconnaître qui si par extraordinaire le joueur est coupable dans ce cas, alors chacune de ces institutions a fauté à un moment ou à un autre.

 

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