Affaire Guy Zogo contre Ngah Koumda Jean Marie: Enquête ouverte sur les commissaires Marcel Ondoa Ndi et Mouen Mouen

L’inspection générale des services de la police vient d’ouvrir une enquête sur les commissaires Marcel Ondoa Ndi et Mouen Mouen, respectivement commissaire et commissaire adjoint du commissariat de l’arrondissement de Yaoundé II, à la requête du journaliste Guy Zogo, en service à Equinoxe Télévision.

L’homme des médias sollicite que les deux policiers, qu’il soupçonne de concussion, soient sanctionnés selon la réglementation en vigueur.
Cette enquête est consécutive à une affaire qui oppose Guy Zogo à l’ex-député RDPC Jean Marie Ngah Koumda. En février 2016, Jean Marie Ngah Koumda avait déposé une plainte au commissariat de Mokolo à Yaoundé contre Guy Zogo  pour rétention de la chose d’autrui et abus de confiance, au moment où Guy Zogo avait décidé de mettre un terme à sa collaboration avec lui dans le cadre de NB Media Group, propriété de l’ex-député. Celui-ci accusait le journaliste de détenir le dossier fiscal de son entreprise et lui réclamait une somme de 2.500.000 FCFA (Deux millions Cinquante mille Francs CFA).
Au fil des investigations, il s’est avéré que le dossier fiscal avait été dissimulé par un certain Mama Bilegue Jean Raymond, Directeur Administratif de NB Media Group avec la

complicité de Jean Marie Ngah Koumda, PDG de NB Media Group et Audrey Babioya Ongolo, DG de NB Media Group, dans le but de nuire à Guy Zogo. Une confrontation prévue au commissariat entre la secrétaire de M. Ngah Koumda, qui avait reconnu que le dossier fiscal de NB Media Group se trouvait bel et bien en possession de cette entreprise s’est soldée par l’absence remarquée de cette dernière. Une fuite qui avait convaincu l’enquêteur principal, l’inspecteur Makita, à considérer qu’il n’y avait plus de raison de convoquer le journaliste, la preuve du mensonge éhonté de Jean Marie Ngah Koumda et des siens étant faite.
Au sujet des 2.500.000 FCFA, un montant majoré par des  accusations grotesques, les justifications de Guy Zogo ont permis de démêler l’écheveau avec l’appui notamment des témoins.
Il n’empêche, malgré la certitude des mensonges de Jean Marie Ngah Koumda, le commissaire de l’arrondissement de Yaoundé II et son adjoint, mus par on ne sait quelles motivations, ont continué à instruire à charge ce dossier, usant même de subterfuges indignes du corps de la police camerounaise. Ainsi, le commissaire adjoint Mouen Mouen allait appeler Guy Zogo au téléphone au prétexte d’une confrontation au sujet, selon ses déclarations enregistrées par le journaliste, du dossier fiscal qu’il disait avoir été retrouvé à NB Media Group. Une fois le journaliste au commissariat, il allait lui signifier une garde à vue au motif d’abus de confiance aggravé, le dossier étant destiné au Tribunal de Grande Instance (TGI), une entorse flagrante à la loi. Cela alors même qu’il avait fait parvenir une convocation au bureau du journaliste, que celui-ci a un avocat constitué dans cette affaire, en d’autres termes qu’il savait où le trouver. C’est le lendemain seulement, que le Procureur du TGI allait élargir Guy Zogo, après s’être aperçu d’un autre mensonge de Jean Marie Ngah Koumda, celui selon lequel le journaliste travaillait pour lui, sans pour cela fournir le moindre contrat de travail.
Plus grave, bien que le Procureur ait instruit M. Mouen Mouen d’auditionner les témoins, pour des investigations approfondies, celui-ci s’est employé énergiquement à ne  pas  entendre un seul témoin présenté par le journaliste, prétextant à chaque fois qu’il avait déjà bouclé le dossier pour le renvoyer au Procureur du TGI. En prime, il s’est même refusé à convoquer des témoins cités par Guy Zogo.
Devant tant d’entorses au droit et à la loi, dont la finalité recherchée était l’incarcération du journaliste pour assouvir les desiderata de Jean Marie Ngah Koumda en vertu d’on ne sait quel arrangement, comme  pour Patrick Sapack et David Eboutou, Guy Zogo a saisi le Secrétariat Général de la Présidence de la République, la CONAC, la Commission Nationale des Libertés et des Droits de l’homme, l’Inspection Générale de la police, le gouverneur de la région du Centre, le Préfet du Mfoundi et le Sous –Préfet de l’arrondissement de Yaoundé II.
En outre, des poursuites judiciaires sont engagées contre les commissaires Marcel Ondoa Ndi et Mouen Mouen, pour voie de fait, abus de pouvoir et séquestration. Puis, contre Jean Marie Ngah Koumda, Audrey Babioya Ongolo et Mama Bilegue Jean Raymond, pour voie de fait, association de malfaiteurs, accusations mensongères et menaces. Tant de Camerounais sont victimes au quotidien d’injustices aussi criardes et peuplent nos prisons du fait d’individus incultes qui pensent que l’argent peut tout, qu’on ne saurait au nom des faibles,  dépourvus de bouches, ne pas punir sévèrement une telle infamie.