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Affaire Guérandi, interpellation de Blaise Compaoré et de la Commission européenne

Affaire Guérandi, interpellation de Blaise Compaoré et de la Commission européenne

Après la disparition de Guerandi Mbara, opposant camerounais exilé au Burkina-Faso, les membres du Collectif démocratique et patriotique des camerounais de la diaspora (Code), viennent d’interpeller à travers deux correspondances, Blaise Compaoré, le chef d’Etat burkinabé, et Jean Claude Juncker, le président de la Commission européenne, apprend koaci.com.

Dans leurs différentes correspondances, les membres du Code SearchCode qui sont déterminés à mener des actions d’éclats, chaque fois que Paul Biya est hors du territoire camerounais, attirent l’attention des autorités burkinabé et européennes, sur le sort des camerounais refugiés hors de leur pays.

ABlaise Compaoré Search Blaise Compaoré qui a été un « protecteur » de Guérandi Mbara, à qui il avait offert un passeport diplomatique, les membres et sympathisants du Code, qui résident en «Europe où se vivent au quotidien la démocratie, la liberté, et l’égalité », fustigent le silence des autorités burkinabé. Ils rappellent que les activités quotidiennes de « nos différents pays frères afin de construire un continent africain plus que jamais soudé et fort ».

Conséquence, « il est indispensable d’enquêter et d’apporter la lumière sur le sort de tout citoyen africain victime d’enlèvement et/ou d’exécution extra-judiciaire. Afin que nul n’ignore qu’un citoyen africain, portant un passeport diplomatique du Burkina n’a plus fait signe de vie depuis bientôt deux ans », poursuivent-ils.

Ils gardent la même attitude envers Jean Claude Juncker, le président de la Commission européenne. Les membres du Code, s’estiment être en danger. Car, c’est sur le sol européen que Guerandi Mbara, a été enlevé.

« Ce cas (Guerandi Mbara Ndlr), constitue une violation grave et inacceptable de la souveraineté des pays membres de l’Union européenne et une atteinte flagrante aux droits élémentaires à la sécurité de personnes vivant légalement dans ces pays », écrivent-ils.

En poursuivant, « à cause de ce non-respect des droits des réfugiés politiques par les autorités camerounaises, nous sommes contraints de porter à votre connaissance que la peur s’est installée depuis lors dans le cœur de tous les activistes camerounais, réfugiés et vivant sur le territoire européen».

A titre de rappel, cette sortie des membres du Code, survient après la tenue récente des élections démocratiques à la tête du bureau, dirigé par Elie Kadji.

 

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