Affaire Cofinest: Appel au lynchage des actionnaires

Depuis quelques jours, des tracts circulent appelant les épargnants à s’en prendre aux actionnaires de la défunte Cofinest Sa et de s’insurger contre la procédure judiciaire pendante par-devant la Cour de justice commune de la Cémac.

Toutes choses qui relèvent en réalité de digressions, pour entériner la spoliation des sommes redevables aux mêmes épargnants.
C’est au travers d’un mystérieux mouvement dénommé ‘’J’ose’’ que des individus font circuler lesdits tracts qui dénotent conséquemment d’une fuite en avant, eu égard à l’absence de signatures permettant d’en identifier les auteurs. Mais nous référant à l’évolution de l’affaire, il est évident qu’une telle manœuvre ne peut qu’émaner de la liquidation ou de ses affidés, tant il est constant que cette dernière aura inéluctablement été mise à mal par les actionnaires, qui auront de tout temps œuvré à la restauration dans ses prérogatives de la Cofinest, en mobilisant notamment les sommes requises pour en assurer la recapitalisation exigée par la Cobac. Malheureusement, évoluant dans un réseau mafieux bien huilé, les autorités monétaires nationales et leur suppôt, en l’occurrence le liquidateur indu, François Xavier Zinga, n’ont pas cru devoir donner suite

à cette mobilisation de disponibilités financières qui mettait ainsi un terme à l’administration provisoire.
Surtout qu’en la matière, seul sieur Calvin Bikoko peut s’en prévaloir, tant la décision le nommant aura été régulière, en l’occurrence la décision Cobac D-2007/350 du 14 décembre 2007 signée par le Président de la Cobac, Philibert Andzembe et dûment notifiée aux actionnaires, comme mandataire Cobac à la Cofinest Sa. A preuve, au terme de sa mission il n’hésita pas à commettre un communiqué de presse publié dans Cameroon Tribune du 05 octobre 2009 et invitant les actionnaires à une assemblée générale mixte le vendredi 16 octobre 2009 à 09h à l’Hôtel La Falaise à Bonanjo, en vue de la désignation de nouveaux responsables de Cofinest. Ce d’autant plus que ladite assemblée mettait un terme à l’administration Provisoire dans cet établissement de microfinance.

Faux et usage de faux
Fort de ce qui précède, on comprend aisément pourquoi les membres du réseau mafieux s’accrochent à la Cofinest, conscients de ce que, y ayant accédé au travers d’un faux grossier du reste entériné autant par les investigations menées fort à propose aussi bien par les actionnaires, la police judiciaire camerounaise et les différentes juridictions saisies à cet effet par les mêmes actionnaires, ils sont passibles de poursuites pour faux et usage de faux et détournements de fonds soumis à leur gestion en bons pères de famille. Dès lors els actionnaires constituent pour ces mafieux, les pires ennemis à vouer aux gémonies pour perpétuer la spoliation indue des fonds de la Cofinest qui, au moment de leur prise indue de fonctions se chiffraient respectivement à 13 milliards et demi de F Cfa au titre de trésorerie liquide et des recettes certaines de deux milliards de F Cfa l’année au titre des commission de Western Union. Un pactole qu’ils ne se sont guère offusqués de dilapider, au point de clamer la liquidation de la Cofinest, assortie d’un retrait d’agrément qui n’est visible nulle part à la Cobac qui pourtant aurait avalisé leur forfaiture. En fait de Cobac, il s’agit plutôt d’une structure parallèle disposant de ramifications insoupçonnées au sein de l’instance monétaire nationale.
Sinon, comment penser qu’en dépit de la découverte de cette grosse supercherie, sieur François Xavier Zinga continue de se prévaloir de la qualité de liquidateur, alors qu’il n’en existe pas à la Cofinest ? C’est dire combien le réseau mafieux aura réussi la prouesse d’enrôler aussi bien l’autorité monétaire, avocats et autres personnes impliquées dans la gestion du litige ainsi né entre lui et les actionnaires dont, soit dit en passant, les actions visent la consolidation de la validité de l’agrément de la Cofinest Sa qui n’a jamais été retiré, le cantonnement de tous les avoirs de l’établissement de microfinance, la restitution des carnets d’épargne des clients et l’application de la loi au service de la Justice face au nommé François Xavier Zinga et ses complices prédateurs qui sévissent sous le couvert de la Cobac parallèle. Aussi peut-on comprendre que littéralement dos au mur, ces derniers croient désormais se nicher dans un amalgame insipide, tenant de l’indexation des actionnaires comme les fossoyeurs de la Cofinest, alors qu’il n’est établi nulle part de corrélation directe entre les structures économiques et les débiteurs de l’établissement de microfinance. Une manœuvre insidieuse de fait, qui participe de la volonté de digression afin d’éloigner les épargnants de leurs revendications légitimes.

Amalgame pernicieux
En ciblant spécifiquement la société Camlait au motif de ce que son défunt promoteur Michel Zuko, par ailleurs actionnaire de Cofinest, aurait abusivement puisé dans les caisses de la microfinance pour l’ériger et qu’elle devrait par conséquent répondre du remboursement des épargnants. A la réalité, c’est un savant artifice doublé d’un amalgame malveillant de la part des initiateurs de ce tract. Ce d’autant plus qu’il est constant que la société Camlait a été créée longtemps avant la naissance de la Cofinest. Mieux, c’est elle qui aura à sa manière contribué, par l’entremise de son promoteur, le défunt sieur Michel Zuko, à sa mise en place. Bien plus, au plan statutaire, aucun des dirigeants de cette entreprise de production laitière n’est ni administrateur de Cofinest et encore moins redevable vis-à-vis de la Cofinest, comme l’attestent les livres de cette microfinance.
Seulement croyant tenir un bouc-émissaire à vouer aux gémonies, les initiateurs de l’appel à une véritable insurrection à l’encontre de Camlait, auront feint d’omettre que les actionnaires qu’ils veulent fragiliser dans leur détermination à restaurer la Cofinest, disposaient contre eux des preuves irréfutables sur leur culpabilité tenant de la spoliation des fonds des épargnants. Bien plus, en produisant à l’encontre du pseudo liquidateur François Xavier Zinga une décision inhérente au caractère illicite des actes qui l’auraient commis, il ne fait point de doute que ce dernier croit se tirer d’affaire en transposant ses faits rédhibitoires sur les actionnaires ou ceux qui en tiennent lieu. Comme quoi, littéralement pris à son propre piège, le pseudo liquidateur voudrait ainsi entraîner dans la déchéance, ceux-là mêmes qui œuvrèrent à son débusquement.