Aéroport international de Douala : Les députés découvrent la forfaiture d’Owona Assoumou

Aéroport international de Douala : Les députés découvrent la forfaiture d’Owona Assoumou

Des trous géants et béants derrière le salon Vip de l’aéroport International de Douala, à côté du tunnel d’embarquement et de débarquement, une bretelle non bitumée à proximité de la même installation et dont les marchés ont été passés depuis plus de deux ans et des machines achetées et abandonnées sur le même site.

Il y a là de quoi émouvoir le député rdpc, Jean Gonondo, qui a interpellé le ministre des transports sur ces manquements. robert nkili a indiqué, en ce qui concerne la première préoccupation, que cet aéroport est en service depuis les années 70. « Après la traversée de la crise économique par le Cameroun, l’etat a concédé à la société Adc dès 1994, la gestion, l’exploitation, l’entretien et le développement de ses principaux aéroports. » Pour le ministre des transports, les dégradations ponctuelles observées sur le tarmac et la piste d’envol de cet aéroport « constituent la conséquence du défaut d’entretien et de maintenance des installations pendant les années de crise». Ces explications du ministre veulent noyer les engagements du gouvernement qui a mis d’énormes moyens pour les travaux de rénovations pendant la célébration des cinquantenaires.

Il est connu que le Directeur des ADC owona Assoumou Dieudonné n’est pas allé du dos de la cuillère pour ordonner le décaissement des fonds destinés à l’exécution de plusieurs travaux dont ceux de la réfection des toitures des aéroports international de Douala, bamenda, Garoua, nsimalen etc. robert nkilli se voulant toutefois, rassurant au sujet des efforts déployés, en ce moment, avec des négociations qui sont en cours avec une entreprise de génie civil pour boucher les trous concernés, dévoile davantage les pratiques qui sont usitées dans la gestion des Aéroports du Cameroun où les détournements, les surfacturations, la passation des marchés de gré à gré en violation de toutes les procédures sont monnaie courante.

Violation du Code des marchés

Sur la bretelle non-goudronnée, robert nkili a reconnu qu’un marché a été signé entre en 2008 entre Adc et une entreprise locale de travaux publics pour effectuer la construction d’une seconde bretelle. Ce que n’a pas pu réaliser l’entreprise. il a été procédé à la résiliation du marché. « une nouvelle procédure de signature d’un nouveau marché de construction d’une bretelle et de réhabilitation partielle du parking avion sur financement conjoint etat – Adc est en cours de bouclage sous l’autorité du ministère des marchés publics ». Mais seulement, ici le ministre ne dit pas ce qui a été réservé à cette entreprise qui en tant normal devrait être traduite devant les juridictions pour détournement de deniers publics. mais onnaissant que dans cette maffia plusieurs entreprises évoluent sous des prêtes noms et qu’il serait facile de remonter jusqu’aux véritables propriétaires, l’on fait semblant d’éviter la question en répondant d’une manière biaisée.

mais ici l’on feint d’oublier que le ministre des marchés publics avait saisi en son temps son homologue du contrôle supérieur de l’etat en relevant des dysfonctionnements tels : l’absence de plusieurs documents contractuels dans la liasse documentaire des marchés reçus ; le grand retard accusé dans l’exécution des prestations de la quasi-totalité des marchés ; la violation des dispositions du code des marchés publics dans le paiement des avances de démarrage des prestations ; le règlement des prestations non encore exécutés ; les pratiques contraires à l’éthique qui ne garantissent pas l’indépendance des représentants du maître d’ouvrage dans le suivi du projet de renouvellement de l’aérogare passagers de l’aéroport international de Garoua ; le règlement des décomptes des maîtres d’oeuvres ne remplissant pas convenablement leurs obligations contractuelles ; la passation d’un marché à un prestataire non qualifié en l’occurrence le groupement « le Competing bet/bCtA bet » titulaire du marché relatif au contrôle technique des travaux de renouvellement de la toiture. Suite à cette note du ministre des marchés publics, une mission du contrôle supérieur de l’etat est dans les murs des ADC depuis le 16 décembre 2013 sur haute instruction du Président de la république.

Ravitaillement en matiere de Seconde main

Sur les équipements abandonnés, le ministre des transports a indiqué qu’il s’agit d’une passerelle télescopique acquise en 2008 en seconde main dans le cadre du programme de réhabilitation et de modernisation des infrastructures. elle n’a pu être mise en service « pour mauvaise tenue de la chaussée dans cette zone. » il est néanmoins prévu la rénovation complète de toutes les passerelles de l’aéroport pour lui permettre de s’arrimer aux normes de l’organisation de l’aviation civile internationale (oaci).

Une préoccupation qui concerne également les aéroports internationaux de Yaoundé – nsimalen et Garoua. Voilà jusqu’où on peut mettre les aéroports du Cameroun en danger en s’approvisionnant en seconde main du matériel essentiel alors des budgets sont disponibles pour la modernisation des infrastructures aéroportuaires. Sans aucune honte, on fait comprendre aux députés que l’on s’approvisionne en seconde main et pire encore on n’arrive pas à utiliser ce matériel par ce qu’il n’existe pas de personnel qualifié pour ce genre de travail. là on a franchi le ridicule alors qu’il est connu que des affectations fantaisistes ont éloigné la main d’oeuvre qualifiée vers les zones où elle n’a rien à voir.

les députés à l’Assemblée nationale touchent aujourd’hui les réalités d’une gestion décriée où les ramifications et jeux d’intérêts plombent l’avenir d’une structure qui pourtant est appelée à remplir des missions nobles.

camernews-Aeroport_Douala

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