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Actualités societe : Affaire des 2 milliards de l'ex-Oncpb: La collision Me Lydienne Yen Eyoum – Abah Abah.

Actualités societe : Affaire des 2 milliards de l’ex-Oncpb: La collision Me Lydienne Yen Eyoum – Abah Abah.

L’ancien ministre de l’Economie et des Finances, Polycarpe Abah Abah et Me Lydienne Yen Eyoum, avocate inscrite au barreau du Cameroun ont monté une affaire pour faire main basse sur 2 155 971 808, 27 Fcfa sortis des décombres de l’ex-Oncpb.

Évocation.

« Je soussigné, Polycarpe Abah Abah, ministre de l’Economie et des Finances de la République du Cameroun, donne pouvoir spécial à maître Lydienne Y. Eyoum, conformément à la loi, de recouvrer, au nom et pour le compte de l’Etat du Cameroun, les sommes cause de la saisie-attribution de créance de Fcfa 2 155 971 808,27 pratiquée le 15 juillet 2004, par Maître Baleng Maah, huissier de justice, et de délivrer bonne et valable quittance. »

Il n’en fallait pas plus à cette avocate de Bonanjo à Douala, utilisée pour la circonstance comme un agent de recouvrement, pour intégrer, sans transition, les galeries obscures de la liquidation de l’ex-Oncpb où les fonds destinés à la liquidation de l’ex-Oncpb s’étaient retrouvés, comme par un coup de baguette magique, dans les coffres de la Société générale de Banque (Sgbc).

Pour Maître Lydienne Y. Eyoum, sollicitée par le Minefi pour recouvrer lesdits fonds, c’était, en cette veille des fêtes d’année 2004, une passe en or d’un allié vis-à-vis d’une protégée. Tout se passe par la suite comme dans une scène de théâtre classique. En effet, en possession de la précieuse lettre qui lui délègue un «pouvoir spécial», maître Lydienne Yen Eyoum saisit le 21 décembre 2004, le directeur général de la Béac à Douala qui, à son tour, s’exécute dans la même journée. «Nous avons l’honneur de vous informer que nous avons porté ce jour, à votre compte, (…) le montant des opérations ci-après indiquées virement faveur Me Lydienne Y Eyoum, cpte N° 01 001 206 769 00 dans vos livres, en paiement des causes de la saisie-attribution des créances du 15 juillet 2004 de Me Baleng Maah».

Les 2 155 971 808,27 Fcfa sont donc virés dans le compte personnel de Lydienne Y. Eyoum. Elle affirme d’ailleurs à propos: «(…) En vertu du pouvoir spécial n°607/Minefi/Cab du 16 décembre 2004 du ministre de l’Economie et des Finances donné à Maître Lydienne Y. Eyoum, avocat au Barreau du Cameroun, aux fins de recouvrer et de recevoir au nom et pour le compte de l’Etat du Cameroun, la somme cause de la saisie-attribution de créance de Fcfa 2 155 971 808,27 (…) certifie par les présentes, avoir reçu ce jour, de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Béac) agence de Douala, la somme de 2 155 971 808,27 Fcfa, par virement à son compte numéro 01 001 206 769 00 domicilié à la Standard Chartered Bank.. ».

Subterfuge

Pourquoi avoir esquivé de reverser les fonds reçus dans le compte de la liquidation de l’Oncpb? Une question qui ne pourrait trouver de réponse qu’en cherchant à percer le mystère des relations d’affaires incestueuses qui lient le Minefi à l’avocate de Bonanjo. C’est le directeur général de l’Agence de régulation des marchés publics (Armp), Jean Jacques Ndoudoumou, qui permet plus tard, de lever le gros lièvre des calculs mesquins de Polycarpe Abah Abah et de Me Lydienne Y. Eyoum.

Dans une volumineuse correspondance de Jean Jacques Ndoudoumou, le Dg de l’Armp demande au ministre de l’Economie et des Finances, Polycarpe Aban Abah d’ordonner la restitution des 2 155 971 808,27 Fcfa qui se retrouvaient déjà dans le compte personnel de Me Lydienne Eyoum. Pour le Dg de l’Armp, ces fonds lui donneraient l’occasion d’avancer dans le dossier des liquidations.

Pour avoir osé fourrer son nez dans ce que certains proches du Minefi qualifient de «chasse gardée du patron», Jean Jacques Ndoudoumou, le président du Comité technique est tout simplement mis en quarantaine et comment ? Son comité est dissout par une décision conjointe du Minefi et du Premier ministre de l’époque, Thomas Ephraïm lnoni. Des sources généralement bien informées, plusieurs opérations seront effectuées dans le compte de Me Lydienne Y. Eyoum. On peut citer le cas des 1 077 000 985 Fcfa versé pour le compte de la trésorerie générale de Douala.

Mais seulement, quelques indiscrétions puisées à bonnes sources révéleront que cette démarche aurait tout simplement permis à l’ex-argentier de renflouer ses propres poches en transitant par une affidée. Le subterfuge aura consisté à faire ouvrir un compte numéroté 7729 au trésor public et au libellé fort évocateur: «Autres produits et profits divers». Les gros bénéficiaires de cette affaire restant bel et bien Lydienne Y. Eyoum et son protecteur, Polycarpe Abah Abah.

Au diable donc les employés de l’ex-Oncpb qui continuaient à broyer du noir!

 

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