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Achille Mbanga: «La Socam était dans une cacophonie à nulle autre pareille»

Achille Mbanga: «La Socam était dans une cacophonie à nulle autre pareille»

Le célèbre promoteur culturel et sportif, membre du comité chargé du redressement de la Socam, a été choisi par ses pairs pour répondre à nos questions, le président ne souhaitant nullement se prononcer sur quoi que ce soit. Achille Mbanga nous livre l’état d’avancement des missions à eux allouées, nous en dressant les perspectives…

En deux mois de travaux, pouvez-vous déjà nous dresser l’état de leur avancement?

Déjà bonjour à tous vos lecteurs, je visite très souvent votre site, alors je les sais très nombreux… Disons qu’au Comité chacun s’attèle à faire son travail. Nous sommes en train de dresser le premier bilan de mi-parcours et il faut dire qu’à ce jour, nous avons presque achevé le toilettage des listes d’artistes légalement affiliés à la société de droits d’auteurs…

Quand vous dites toilettage, à quoi cela renvoie-t-il ?

Je veux dire : on botte en touche les faux artistes, excusez le terme, des artistes non connus, des artistes qui n’existent véritablement pas sur le plan légal. Donc nous sommes en pleine finalisation du rapport que nous déposerons sur le bureau du ministre des arts et de la culture (minac).

On imagine le poids de la tâche…

Ça, vous pouvez le dire. Nous travaillons tous les jours de 10 heures à 22 heures, de lundi à vendredi. Laissez-moi vous rappeler que le comité ad hoc est l’œuvre du Minac, qui a bien pensé, au vu du désordre qu’il y avait dans la maison, d’y mettre de l’ordre. A notre connaissance, ils étaient un peu plus de 5000 artistes et là, nous en avons détecté près de 3000 qui se sont retrouvés là de manière illégale.

Après l’étape du toilettage, quelle est la suite?

Après cette phase de toilettage, nous passerons véritablement à la relecture des textes de la Socam…

Justement, puisque vous en parlez, quel est le rapport des auditions menées à cet effet, il y a quelques temps?

Disons que nous avons auditionné les différents responsables de la Socam, l’ancien PCA ainsi que l’ancien DG. Il en ressort un rapport des états des lieux que nous sommes également en train de peaufiner en ce moment. C’est tout ce que je peux dire pour l’instant.

Alors, le temps à vous alloué vous satisfait-il? Pensez-vous sincèrement être dans les délais?

Honnêtement non. Il est même très court, raison pour laquelle nous allons solliciter une rallonge auprès du ministère, car en deux mois, il est presqu’impossible de redresser cette maison qui était quasiment en train de s’écrouler.

Et combien vous en faudrait-il encore ?

Bah, disons que si on nous accordait encore deux à quatre mois pourquoi pas ? On serait en mesure de livrer un bon rapport, un travail très bien fait.

La mise en place de ces comités était donc une nécessité pour les artistes?

Bien sûr. Vous savez, les artistes vivaient dans une espèce de cacophonie à nulle autre pareille. Ils ne savaient même pas comment était géré leur argent, alors tout le travail que nous menons ici permettra d’établir les bases d’une gestion plus saine. Il régnait beaucoup de confusions entre la présidence du conseil d’administration et la direction générale, pareil du côté des délégations régionales et la direction générale et je pense qu’après nous, ceux-là qui auront la charge de gérer les artistes sauront exactement quoi faire.

Serait-il possible que les membres des comités que vous êtes, se retrouvent encore dans la nouvelle équipe dirigeante de la Socam?

Il est bien vrai que dans le domaine du football, que je maîtrise, il est écrit que le comité de normalisation ne peut se présenter aux élections de la fédération, mais pour le cas échéant, les textes ne le disent nulle part. Mais rassurez-vous, on est conscient qu’on ne peut être juge et partie. De toutes les façons, ce sont les textes qui parleront à ce moment-là.

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