Accidents de la circulation: Le taux de mortalité en baisse

Un rapport de la Banque mondiale établit que le nombre de morts sur les routes camerounaises a baissé de 31% entre 2011 et 2014.

Les résultats de l’enquête portant sur les accidents de la circulation, menée par la Banque mondiale sur l’ensemble du territoire camerounais entre 2008 et 2014 sont encourageants. Il ressort du rapport présenté mardi dernier à Yaoundé au gouvernement camerounais, qu’entre 2011 et 2014, le taux de mortalité issu des accidents de la circulation a chuté de 31%. De 1139 personnes tuées en 2011, le nombre a connu une baisse en 2012 et 2013 avec 877 morts. En 2014, le chiffre a encore baissé pour tomber à 790 morts. Contrairement aux pics des années 2009 et 2010 où respectivement 935 et 904 personnes sont mortes d’accidents de la circulation.
Comme causes, la Banque mondiale indexe l’inconscience des usagers. D’après son représentant, «80% du taux des accidents sont humains avec certains usagers qui n’arrivent toujours pas à respecter les règles élémentaires de la circulation». Peter Taniform dénonce également le mauvais état des

routes et la faiblesse des budgets alloués à l’entretien routier. Raison pour laquelle il recommande aux différents partenaires de la route, pouvoirs publics, partenaires au développement, syndicats et organisations non gouvernementales de fournir des efforts en matière de recherche sur les bonnes pratiques et de prise en charge des victimes des accidents de la circulation.
Mais, la Banque mondiale a été rassurée quant aux efforts en cours au sujet de l’amélioration des 5 600 km de routes bitumées sur les 120 000 km que compte le pays. Au ministère des Transports, l’on se réjouit des nouvelles données fournies par la Banque mondiale qui fait du Cameroun un pays circulation routière. D’après le ministre Robert Nkili, «à travers ces données, le Cameroun a fait un bond prodigieux. Le Cameroun est devenu un exemple et raison pour laquelle il a été invité à Brasilia au Brésil en novembre prochain à l’évaluation à mi-parcours de la décennie pour la sécurité routière».