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Aboubakar Mougnol aux arrêts

Aboubakar Mougnol aux arrêts

Un mois à peine après sa suspension du poste de directeur financier du Chantier Naval et Industriel du Cameroun, Aboubakar Mougnol, l’ex-Directeur financier de cette entreprise est interné depuis quelques jours à la brigade de gendarmerie de Bonanjo, après un bref séjour dans celle de Bonamoussadi au motif de malversations financières au détriment du Cnic.

ENTRE PAIEMENTS fictifs de fournisseurs et imposition à ces derniers décommissions indues, l’ex directeur financier du Chantier Naval et Industriel du Cameroun (Cnic) en est depuis peu à répondre des engagements financiers qu’il contracta auprès de ces derniers pour accélérer le paiement de leurs prestations, durant les exercices budgétaires 2012 et 2013, au plus fort de son appartenance au clan des fossoyeurs de cette entreprise qui usèrent du paravent de leur posture pour spolier les recettes financières de cette dernière.

Fats rédhibitoires à plus d’un titre, il ne s’offusqua pourtant guère d’en faire son mode opératoire par excellence, mu qu’il aura été par une cupidité à nulle autre pareille. Sinon, comment comprendre qu’il ait de tout temps assujetti le règlement de factures des fournisseurs au versement par ces derniers de commissions indues, assimilables à de véritables actes de corruption ?

Y étant, il aura fini par se doter littéralement d’un fonds de commerce intarissable, quand bien même ce dernier charriait des risques importants tenant à défaut de distractions de fonds en ce qui concerne les paiements fictifs, de corruption réprimées par les lois en vigueur. En effet, Aboubakar Mougnol avait fait de l’apurement du dossier des règlements des fournisseurs relevant du contentieux inhérent aux appréhensions sur l’effectivité de la livraison des prestations y afférentes, le fondement de sa propension à extorquer indûment des commissions auxdits fournisseurs en leur promettant à l’occasion, un traitement diligent conséquent.

Si jusqu’alors il réussit la prouesse de tempérer leurs ardeurs vindicatives quand les règlements ne suivaient pas à la date convenue d’accord parties parce qu’à la manoeuvre pour les règlements desdits fournisseurs, sa suspension intervenue au moment où il s’y attendait le moins, mit à nu les tractations maffieuses qui auront de tout temps été les siennes dans la gestion du portefeuille fournisseurs.

Aussi en est-on aujourd’hui à constater que certains desdits fournisseurs n’aient pas hésité de l’ester en justice pour abus de confiance, tant il est vrai qu’il n’aura pas assuré sa part d’obligations par rapport au deal qui les  liait et tenant notamment du règlement prioritaire des fournisseurs qui lui avancèrent de l’argent pour bénéficier de quelque préséance pour le règlement de leurs prestations.

En somme, on se retrouve dans une situation similaire à celle de crabes dans un panier où les plus forts s’en prennent aux pus faibles, mettant ainsi à nu la dislocation de toute complicité antérieure qui, dans le cas spécifique du Cnic, participait de la mise en branle d’artifices savants pour spolier la substantielle moelle financière de cette entreprise. Affaire à suivre…

 

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