A la découverte du jacquier

C’est un fruit qui se consomme en entrée, en plat de résistance ou en dessert.
Communément appelé Jack fruit, le jacquier est un fruit qui, de par son apparence physique, se confond avec l’ananas du singe et porte plusieurs noms en fonction des régions. Chez les Bulu dans la région du sud du Cameroun, on l’appelle « étoup » et « jaka » chez les Bafia. Originaire de l’Inde et du Bangladesh, ce fruit est très répandu au Cameroun dans les régions forestières. Seulement, très peu de consommateurs connaissent ses vertus. « Dans le sud, nous le laissons mûrir afin de nous en servir comme appât pour piéger les animaux de la brousse », explique Tecla M. « On utilise sa sève comme de la colle ou de la glue pour attraper les oiseaux », ajoute une autre consommatrice.

Cependant, la consommation du jacquier n’est pas aisée. « Avant de le manipuler, il faut badigeonner le couteau ou la machette, ainsi que ses mains dans de l’huile d’arachide à cause de sa sève très collante », explique Abigail N. Après cette étape, il faut découper le gros fruit avec délicatesse. Une fois ouvert, il faut extraire avec un couteau la grosse fibre centrale du fruit qui sert à distribuer la sève. « Les parties comestibles ressemblent à des grosses gousses d’ail. Si le fruit est mûr, cette partie peut se manger ainsi. S’il est non-mûr, on peut quand même le manger frit sans complément, ou bien l’ajouter comme complément à un repas », ajoute notre interlocutrice. Ses noyaux peuvent être bouillis et servis chaud. Certains comparent le goût du fruit frit à celui de la patate douce ou des pommes frites. Tandis que celui des noyaux bouillis est comparable aux cacahuètes. Frit, il peut aussi se manger dans du riz sauté ou du riz cantonais.