Cameroun : Universite de yaoundé i , une cabale contre le dr nke fridolin

Contrairement aux plaintes qui ont contribué à sa suspension, le Docteur Nke Fridolin explique sa vision de cet incident. L’infortuné réagit aux accusations portées contre lui à travers une correspondance au ministre de l’enseignement Supérieur Jacques Fame Ndongo.
Dans cette lettre adressée au Ministre de l’enseignement supérieur au sujet de sa comparution devant le Conseil de discipline de l’université de Yaoundé tenu le 27 mai 2015, l’infortuné n’a pas manqué de souligner n’avoir pas été interrogé sur les motifs contenus dans la décision n°016-0401 /UYI/SSPE le traduisant de ce fait au Conseil de discipline de l’université de Yaoundé 1, tenu le vendredi 27 Mai 2016.
Selon l’enseignant qui sollicite l’intervention des autorités ministérielles et judiciaires, ces prétendues plaintes de harcèlement sexuel d’agression et de manquement aux obligations professionnelles sont fabriquées à partir du tissu de la haine.

Dans son argumentaire de défense, Docteur Nke rétorque que les causes profondes de la crise actuelle sont internes au département de Philosophie de l’université de Yaoundé I. accuse le Professeur Ayissi Lucien d’être à la manœuvre pour briser sa carrière pour des raisons qui lui sont inconnues. Dans l’intention de dévoiler cette manipulation, il invite la commission disciplinaire à exploiter les documents sonores et les échanges téléphoniques entre les demoiselles Ngo Hagbe et lui afin de procéder à une confrontation pour se rendre compte de la relation suivie et consentante.

Une manipulation bien orchestrée

Le Docteur Nke Fridolin, dans son plaidoyer, crie à la manipulation et balaye du revers de la main les accusations formulées à son endroit. Il juge que celles-ci ne correspondaient pas à la vérité. En fait, la coalition des accusateurs du Docteur NKe fridolin avait affirmé détenir les preuves des accusations portées à son égard mais, curieusement, « il n’y a pas la moindre trace d’une preuve en appui aux accusations portées contre moi » affirme l’infortuné. Selon les propos tenus par ce dernier, Mlle Ngo Hagbe, son ex-copine dans un appel d’une durée de 10 minutes, reçu le 22 janvier 2016 à 15 heures, lui avait confié que le Professeur Ayissi avait instruit à l’étudiante de rédiger une plainte dont les motifs lui ont été dictés par le chef de département de Philosophie de Yaoundé 1. L’enseignant demande une enquête policière pour établir la vérité sur ces éléments.

Dans ce contexte « d’instrumentalisation », le Docteur de l’université de Liège s’inscrit en faux contre les accusations graves qui lui sont portées et se dit déterminé à recourir à tous les moyens légaux en sa disposition pour dévoiler cette cabale savamment orchestrée par le professeur Ayissi Lucien et qui porte atteinte à sa personne et à sa dignité. Ainsi, des opérations ont été menées par le Chef de département de philosophie pour l’incriminer.

En fait, le calvaire du docteur de philosophie a commencé au cours de l’année académique 2000-2001 alors qu’il était encore délégué des étudiants. Ce dernier s’est vu sermonné par le Professeur Ayissi pour avoir sollicité Le professeur Marcien Towa, par ailleurs son Directeur de Mémoire de maîtrise, pour dispenser les enseignements de philosophie au Département de philosophie de cette institution universitaire. Aussi, une cabale s’est organisée dès le 10 Février 2016 par une campagne de dénigrement par SMS auprès des étudiants qui n’ont pas manqué de lui transmettre ces messages diffamatoires, a-t-il souligné dans son plaidoyer devant le Conseil de Discipline.

Le droit de réserve de porter plainte

À la suite de ces dénonciations, « Je me réserve le droit de porter plainte au pénal contre ces accusateurs » souligne le docteur Nke Fridolin.
Afin d’apporter de la lumière à cette cabale, l’Assistant du Département de philosophie de l’Université de Yaoundé 1 sollicite l’ouverture d’une enquête judiciaire, à l’initiative des autorités universitaires, afin qu’un juge ordonne aux compagnies de téléphonie mobile d’avoir accès aux appels et messages qu’il aurait échangés avec Ngo Hagbe. En fait, l’infortuné affirme que le numéro 697180610 qui appartient à Mlle Ngo Hagbe, son ex-copine, peut être consulté par la justice dans le cadre d’une enquête. Il s’engage par ailleurs dans son plaidoyer à prendre en charge les frais afférents à la consultation des bandes sonores et des messages provenant de ce numéro auprès des opérateurs téléphoniques oranges et MTN.

Contrairement à ses accusateurs instrumentalisés par le Professeur Ayissi, le Docteur Nke se réserve le droit de porter plainte au pénal car, selon lui, ces accusations sont puériles, ridicules et manquent de crédibilité. Pour ce qui est de son approche pédagogique, il se félicite de sa proximité avec les étudiants et étudiantes dont il à la charge. Justifiant cette pratique pédagogique, l’enseignant affirme « il me semble pourtant ni réaliste ni bénéfique pour les étudiants, à l’ère du numérique, de maintenir des séparations surannées entre l’enseignant juché sur son piédestal et l’apprenant ravalé au rang d’enregistreur de la voix messianique du professeur comme dans le temps de l’Inquisition. Mon expérience au canada et en Belgique se situe aux antipodes de telles pratiques pédagogiques »