Cameroun – Sport: Le Président de la Fédération Camerounaise d’Athlétisme dénonce ceux qui l’auraient accusé d’avoir «fui le pays»

Emmanuel Motomby Mbome indexe son prédécesseur Jacques Sébastien Mbous qu’il accuse de vouloir saper son œuvre à la tête de cette association.

En marge de la première journée du  55e championnat national d’athlétisme du Cameroun tenu à Limbe le samedi 11 juin 2016, le Président de la Fédération, Emmanuel Motomby Mbome, a tenu à démentir une rumeur. Celle qui, a-t-on appris ce jour-là, le présentait comme un fugitif qui s’est réfugié aux États-Unis d’Amérique.  «Le Président était en mission. Il ya des gens qui disent qu’il a fui. Le président a-t-il fui ? Je ne sais pas ! Le président fuit pourquoi ?», a-t-il demandé face à la presse réunie au Limbe omnisports stadium, tout en s’interdisant de donner les motifs avancés pour ces accusations.

Motomby, qui dit alors avoir débarqué à l’aéroport international de Douala à 4 heures du matin le samedi 11 juin 2016, pointe du doigt son prédécesseur Jacques Sébastien Mbous.  «Nous devrions apprendre que quand l’on n’est plus président d’une fédération, l’on doit continuer de lui apporter son soutien. Ne pas toujours chercher  la petite bête pour détruire ce que son successeur bâtit. Il faut toujours soutenir le sport que vous aimiez», déclare-t-il. Motomby Mbome met en avant sa légitimité et s’insurge contre ses contempteurs.

Il demande aux «détracteurs» de laisser travailler son équipe. «Certes, personne ne peut faire l’unanimité. Mais il faut que les gens disent des choses qu’ils peuvent prouver.  Je suis le Président de la Fédération Camerounaise d’Athlétisme. Avant de devenir Président, je n’ai pas dit du mal de quelqu’un. J’ai battu campagne et j’ai gagné. Les gens sont là pour me salir, mais je crois que le Bon Dieu a donné à chacun deux yeux pour voir la vérité  et déceler le vrai du faux». Le Président de la Fédération d’athlétisme se pose en  «rassembleur». Raison pour laquelle, assure-t-il, «tous les officiels sont contents de me voir revenir au pays».