L’Algérie veut ouvrir un comptoir commercial à Douala

Selon l’ambassadeur d’Algérie au Cameroun, Merzak Bedjaoui, il permettra un accroissement des échanges commerciaux entre les deux pays pour le moment faibles

 

Les contours de ce comptoir commercial, destiné à l’exportation de produits algériens, seront affinés au cours des Journées de partenariat économique algéro-camerounaises, qui seront prochainement organisées à Douala, a déclaré récemment le diplomate algérien au Quotidien de l’Economie. Ce sera la troisième initiative algérienne de ce type en Afrique, après les comptoirs de Dakar et d’Abidjan.

L’ouverture, très prochainement, d’une ligne aérienne Alger-Douala-Yaoundé, pour amplifier et fluidifier les échanges bilatéraux entre les deux pays, est également prévue.

Depuis quelques mois, l’Algérie s’est visiblement engagée sur le chemin de la dynamisation de la coopération économique avec le Cameroun, la grande commission mixte entre les deux pays ayant été mise en veilleuse depuis plusieurs années.
A la chancellerie d’Algérie à Yaoundé, on annonce la négociation prochaine, avec les autorités camerounaises, de nouveaux accords de partenariat, dont un accord commercial et un de promotion et de protection réciproque des investisseurs, a rapporté la presse locale. Les Algériens entendent conduire des activités commerciales, notamment dans le domaine médical et les grandes surfaces, selon M. Bedjaoui.

 

Le 17 mai, le groupe pharmaceutique Saidal, leader du marché des médicaments génériques en Algérie, annonçait la signature d’un accord avec un partenaire commercial en vue de la distribution de ses produits dans 13 pays africains, dont le Cameroun.

A signaler que 12 opérateurs économiques camerounais prendront part à la 5e édition du Salon Algérie Export, qui se déroulera du 27 au 30 mai dans la capitale algérienne. Ceux-ci activent dans cinq principaux secteurs, notamment l’agroalimentaire, l’électroménager, l’électronique, l’électromécanique et l’industrie chimique et pharmaceutique.

Première économie de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, le Cameroun, dont l’économie demeure fortement dépendante des aléas climatiques et de l’évolution des cours mondiaux des produits de base, a affiché récemment son ambition de «favoriser l’investissement privé».

Cette ambition s’articulait autour d’une loi sur les incitations à l’investissement, un cadre qui permettra le développement des secteurs structurants prioritaires que sont l’agro-industrie, les infrastructures de transport, l’énergie, le logement social et l’aménagement urbain, les industries extractives et les nouvelles technologies, affirmait la semaine passée le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya. Ce dernier a notamment insisté sur l’établissement de partenariats gagnant-gagnant entre les entreprises locales et les firmes internationales.