Cameroun : la kronik de Yekulkul

Une voiture du Président Paul Biya qui tombe en panne en pleine cérémonie de la fête du 20 mai. La photo a fait le tour des réseaux sociaux, les commentaires vont dans tous les sens. A Douala, dans les chaumières comme dans les débits de boissons, le sujet a ravi la vedette à la fête de l’unité proprement dite.
Vous pensez vraiment que la voiture du président peut tomber en panne ? çaaa « Paul Biya est fort il a fait ce montage pour savoir ce que les Camerounais pensent de lui ».
Les militants du RDPC, le parti au pouvoir soutiennent que cette panne est la preuve visible de l’austerité de leur president national « Il vient de demontrer qu’il est confronté aux problemes du quotidien de tous les Camerounais » Va raconter ailleurs. « Ce sont des techniques bien connues de la gestion du pouvoir de Yaoundé. Cette fois nous n’allons pas tomber dans votre piège ». Jean le Doux est plutôt sceptique : « Pourquoi cette voiture ne pouvait pas tomber en panne à la briqueterie ou à Nlongkak les quartiers populeux de yaoundé. Pourquoi elle a choisi un lieu hautement securisé comme la place de l’unité ?… Minalmi, laissez les gens tranquilles »

Face à ce fait pour le moins insolite, et, passés les moments de reflexes instantannés, il y a lieu de se poser des questions sur cette panne reelle ou supposé de la voiture presidentielle. Pour expliquer ce qui est arrivé à Yaoundé, plusieurs theses s’affrontent. Celle d’une communication politique semble prendre le pas sur les autres. A l’heure de la communication « androide », il fallait bien trouver une image de la fete qui fasse le tour et, attirer attention et compassion pour un pays emergent qui offre d’enormes opportunuités et cherche partenaires pour investissements. Le coup est reussi des millions d’internautes ont relayé l’image à travers les reseaux sociaux.
Bien plus, en Juin 2004, à la veille de l’élection présidentielle, on se souvient de la rumeur sur la mort de Paul Biya qui a suscité de l’émoi au sein de la population. Une nouvelle qui pour les uns était partie des cercles du pouvoir pour sonder l’opinion. Pour les autres les coupables étaient les detracteurs du president. Toujours est il qu’à son retour à Yaoundé, un «fantôme» nommé Paul Biya avait donné rendez vous dans « vingt ans » à ses detracteurs. Par une écrasante mojorité, il avait été reconduit comme president du Cameroun.

On le voie bien, la vraie-fausse panne de la voiture presidentielle peut etre le signal de rebondissements politiques tant attendus. En tout cas on ne perd rien à attendre.