Les CAN de football 2016 et 2019 pourraient-elles sortir le Cameroun du noir ?

Les nombreuses réalisations d’ENEO ces derniers temps s’inscrivent in fine dans la perspective de l’organisation des CAN 2016 et 2019.

Les coupes d’Afriques des nations (CAN) de football pourraient-elles sortir le Cameroun du noir ? C’est du moins ce que laissent présager les multiples actions entreprises par ENEO pour limiter les désagréments généralement subis par les consommateurs camerounais de l’électricité. 237online.com D’après le Rapport 2014 d’ENEO, la vétusté et la saturation des réseaux de transport ont fait subir à l’opérateur du secteur de l’électricité des pertes estimées à 15% de sa production, pour un préjudice financier annuel évalué à près de 60 milliards de FCFA. Conséquence, les consommateurs passent une large proportion de leur temps dans le noir, en dépit de l’énorme potentiel hydroélectrique du Cameroun estimé à 23 000 MW. La capacité de production installée représente 4% seulement des réserves techniquement exploitables, alors que la demande progresse à un rythme d’environ 120 MW par an. Un tel tableau est mauvais pour les entreprises et les ménages, mais c’est

une hypothèque sérieuse sur l’organisation de la CAN féminine, qui doit démarrer en novembre prochain. ENEO a donc en ligne de mire cet événement mobilisateur dont la réussite est largement tributaire d’une bonne fourniture en énergie électrique. C’est d’ailleurs ce qui semble justifier la forte pression exercée auprès du prestataire français pour livrer le premier transformateur en juin, afin qu’il soit opérationnel avant le début de la compétition. Les deux autres transformateurs qui seront livrés en février 2017 seront les prémices de la préparation de la CAN 2019. Le transport de l’énergie électrique apparaît aujourd’hui comme le tendon d’Achille du secteur électrique resté longtemps en déficit de production. Avec la mise en eau partielle du barrage hydroélectrique de Lom Pangar qui a permis une bonne gestion de l’étiage 2016, associé au programme thermique d’urgence et à la centrale à gaz de Kribi, le Cameroun a réduit l’écart entre l’offre et la demande. Mais il reste prisonnier d’un réseau de transport et de distribution défectueux à plusieurs égards. 400 000 poteaux doivent être remplacés, de même que plusieurs transformateurs de puissance et de moyenne et basse tensions. Mais du côté de l’entreprise, on affirme que les travaux menés sur le réseau ont permis « d’observer une amélioration des indicateurs de qualité de service entre 2015 et 2016 auprès de nos 10 plus grands comptes. Seule la durée par incident s’est détériorée pour les causes indiquées plus haut, c’est-à-dire la vétusté du réseau de transport. De mars à avril 2016, la mise en service de la ligne Logbaba-Bassa-Deido-Dangote-Bonabéri et la résolution des défauts sur les cellules du poste de Bonabéri…ont eu un effet positif sur la qualité de service fourni à ces grands comptes », explique-t-on à ENEO.