Sénégal: le gouvernement annonce une nouvelle découverte de gaz naturel

Les réserves du gaz naturel découvert au large de Cayar, à 65 kilomètres au nord-ouest de Dakar, sont estimées à 140 milliards de mètres cubes

 

Le gouvernement sénégalais a annoncé lundi, 09 mai 2016, une nouvelle découverte de gaz naturel au large de Cayar (à 65 kilomètres au nord-ouest de Dakar), dont les réserves sont estimées à 140 milliards de mètres cubes, a-t-on appris de source officielle.

“Une nouvelle découverte de gaz naturel a été faite au large de Cayar avec le puits dénommé Téranga-1. Ce puits d’exploration a atteint une profondeur totale de 4 485 mètres, avec une épaisseur d’eau de 1800 mètres”, précise un communiqué.

Selon le texte, le puits est situé à près de 100 kilomètres au sud de la précédente découverte de Gueumbeul.

“Les premières estimations sur les réserves de cette découverte sont de l’ordre de 5.0 Tcf de gaz naturel ou 140 milliards de mètres cubes”, ajoute la source.

Cette découverte est la deuxième réalisée par l’association comprenant les sociétés Kosmos Energy, Timis Corporation et Petrosen.

 

Les trois sociétés avaient découvert du gaz dans le puits Guembeul-1, dans le bloc de Saint-Louis offshore profond au niveau de la zone frontalière entre le Sénégal et la Mauritanie.

En 2014, deux découvertes de pétrole et de gaz naturel ont été successivement faites en eaux profondes au large de Sangomar (ouest du Sénégal).

“Les découvertes de pétrole au large de Sangomar et de gaz naturel dans la partie nord de la presqu’île du Cap-Vert (région de Dakar), mettent en évidence un large potentiel pétrolier dans la partie ouest du bassin sédimentaire du Sénégal”, note le communiqué.

Selon la même source, le gouvernement sénégalais poursuit résolument la mise en place d’un environnement propice pour le développement, à terme, de ces hydrocarbures de façon à impacter favorablement l’ensemble de l’économie dans la plus grande transparence.

Le texte souligne que dans cette perspective, les prochaines étapes consistent à travailler avec la Mauritanie pour la mise en place d’un cadre pour la délimitation, l’évaluation, le développement et l’exploitation des ressources communes d’hydrocarbures au niveau de la zone frontalière entre les deux pays.