Cameroun,anniversaire de l’udc : quel bilan en 25 ans de lutte ?

L’Union Démocratique du Cameroun, Udc, du Dr Adamou a eu 25ans depuis le 26 Avril 2016. Pour marquer cet anniversaire, des activités sont organisées de part et d’autres à travers la République. La question de bilan politique des 25années de lutte semble alimenter les conversations;

Le 25ème anniversaire de l’UDC dont l’apothéose est annoncée pour les 9 et 10 Mai au Palais des congrès de Yaoundé, est placé sous le signe de l’analyse du quart de siècle de construction de l’éthique citoyenne républicaine, patriote démocrate, par des hommes et des femmes solidaires sur le chemin des héritages, du présent de l’environnement et du devenir pour le développement humanisant durable. Pour le Dr Adamou Ndam Njoya, ce sera l’occasion d’évaluer le chemin parcouru pour mieux s’ancrer dans la poursuite des actions de construction, de consolidation, de l’affirmation aussi bien des institutions que des acteurs et des actrices animant la vie politique et les activités de développement. pendant les deux jours, il est prévu en effet, des programmes statutaires dans le cadre de la Convention Nationale de l’UDC et, en partage avec les invités, des manifestations culturelles, des conférences débats, des expositions, les réalisations dans les différents domaines de la vie, sur les travaux et les publications de l’UDC, entre autres

Cependant, au moment où le parti se déploie pour marquer d’une pierre blanche les festivités de cet anniversaire, d’aucuns s’interrogent sur ce qui tient lieu du bilan après un quart de siècle de vie. Un bilan mitigé selon certains analystes qui préconisent le développement de nouvelles stratégies pour faire avancer les choses, de manière plus concrète et plus significative. Dans les rangs du parti, l’on est conscient des efforts à fournir. Mais déjà, on peut se contenter de la constance dans les actions menées jusqu’ici. « Nous pouvons nous estimer heureux parce que nous nous inscrivons dans la voie qu’on avait tracé ensemble au départ. L’union démocratique du Cameroun a mis l’être humain au centre de tout. L’être humain sans distinction. Sans considération, sans discrimination, que ce soit sur le plan géographique, que ce soit sur le plan de richesse, des situations sociales, l’être humain comme Dieu a voulu qu’il soit. C’est cette aventure que nous avons entamé depuis 25 années », déclare ainsi le président national de l’Union Démocratique du Cameroun.

Laboratoire de la Démocratie

L’Union Démocratique du Cameroun se définie depuis sa naissance comme une formation d’Ethique, des valeurs humaines, du respect de la dignité. Ainsi réitère le Dr Adamou Ndam Njoya : « Dès le départ, il a été dit par d’autres formations politiques que l’Union démocratique du Cameroun était le laboratoire de la démocratie pour les formations politiques. Nous sommes ce laboratoire ». Une position qui se justifie selon lui par des actions fortes menées pendant les moments d’agitation que le Cameroun a connu. « Nous avions à un moment très difficile de notre pays, alors qu’il y avait des villes mortes, alors qu’il y avait des menaces de toute part, les faucons d’un côté et le pouvoir de l’autre, et ceux qui voulaient que le Cameroun s’enflamme, que les camerounais s’entretuent. Nous avions réussi à amener tout le monde pour que nous soyons réuni dans le cadre de la tripartite pour nous entendre, pour parler », ajoute le président national. Cette autre action de paix pour sortir le Cameroun des villes mortes et l’enlever des griffes des faucons qui n’attendaient que la guerre pour diviser le Cameroun, avait alors été reconnue par les femmes de plusieurs formations politiques, et la société civile. A l’Epoque on se souvient, ces femmes politiques, sous la conduite de première femme parlementaire, la regrettée Julienne Ketcha, étaient allées remettre l’Arbre de paix au président de l’Udc. Cet Arbre de paix resté jusqu’aujourd’hui un symbole pour cette formation politique.

L’Udc et la naissance du CvucSi des élus locaux de tout le Cameroun parviennent aujourd’hui à se retrouver pour discuter ensemble des problèmes du Cameroun sans discrimination de couleurs politiques à travers la plateforme Cvuc (Communes et villes Unies du Cameroun), cela est dû en partie aux actions de l’Udc qui, à travers son président, a amené les uns et les autres à comprendre la nécessité de travailler pour l’épanouissement de l’être humain dans sa plénitude, bref, servir l’intérêt commun et non se servir. Tout a commencé par la mise sur pied de la coordination nationale des partis politiques de l’opposition. Mais malheureusement, certains membres avaient dû briller par leur égoïsme exacerbé. « Comme maire, nous avions été à l’origine de la création de l’Association des maires du Cameroun. Tous les maires réunis à Yaoundé après les élections municipales en 1996, nous avaient choisis comme leur président dans le cadre d’un comité de 12 Maires, pour élaborer le statut et le règlement de l’Association des Maires du Cameroun, et puis mettre sur pied un bureau », précise Adamou Ndam Njoya qui dit malheureusement se rétracter à nouveau de la chose après la création pour les mêmes causes, l’égoïsme. Il se trouve qu’au moment de la constitution du bureau de cette plateforme, il y en a qui ont pensé qu’ils étaient les plus nombreux et qu’ils pouvaient prendre tous les postes. « Nous sommes allées créer l’association des maires de l’opposition du Cameroun. Nous avons œuvré mieux que les autres et par la suite, on s’est retrouver pour avoir une seule association et suivant les bases de ce que nous avons proposé sept années avant, c’est-à-dire, que les formations politiques soient présents dans les bureaux. Si une formation a la présidence, l’autre doit être vice-président ou secrétaire général ainsi de suite. On a élaboré les statuts dans ce sens et aujourd’hui nous avons Cvuc, communes et villes unies du Cameroun sur la base égalitaire, où tous les maires se retrouvent sans considération politique pour travailler pour le Cameroun parce que les maires partout où ils se trouvent travaillent pour tous les camerounais, quelque soit leur formation politique, quelque soit leurs origines », Renchérie-t-il.

Les organes de l?union démocratique du Cameroun à en croire son président national, sont les organes de développement. Des organes qui doivent agir, s’organiser pour des actions économiques, parce que l’Etat ne peut pas tout apporter. Et par conséquent, les citoyens se doivent d’agir, prendre les initiatives, avoir l’imagination. C’est ce qui justifierait la création par l’Udc des différents groupes, des femmes organisées dans des associations de pouakone pour développer les actions sociales et économiques, qui permettent de faire face à de nombreux problèmes, en cas de malheur et en cas de bonheur. Au rang des initiatives développées depuis 1991, on parle de l’instauration des journées républicaines de réflexions et d’échanges où se retrouvent les formations politiques, la société civile, les médias, pour réfléchir ensemble pour le développement. Le festy coffee devenue aujourd’hui un grand évènement national serait également parti de la fête du café que cette formation politique organise tous les ans pour promouvoir la caféiculture.