Cameroun : Le Cameroun raconte les mythes africains avec Aurion, un jeu vidéo surprenant

S’il a bien un continent que l’industrie du jeu vidéo semble avoir oublié en route, c’est l’Afrique. Pourtant, il y a un projet qui pourrait bien amener les projecteurs à se braquer sur le Cameroun : Aurion : Legacy of Kori-Odan.

 

 

Le studio Kiro’o games a su se montrer patient. Cela fait maintenant 13 ans que la petite équipe peaufine son jeu de rôle, avec une motivation intacte et des ambitions réelles : offrir à son pays, le Cameroun, un jeu vidéo qui puisse leur parler, aussi bien que s’exporter à l’étranger afin d’en véhiculer une image positive.

Une histoire de trône, de roi déchu et de traître qu’il va falloir mettre au tapis. Sous couvert de codes fidèles aux canons du RPG occidental, Aurion instille une bonne dose de folklore local à son objet. Vous incarnez donc Enzo Kori-Odan, prince de Zama, qui s’est fait voler le trône qui lui revenait de droit par son frère. Vous allez devoir battre la campagne afin de dénicher des soutiens qui vous permettront de récupérer votre couronne.

Les 14 membres de Kiro’o games qui travaillent actuellement au développement de Aurion ont veillé a introduire des éléments scénaristiques émanant de mythes d’autres pays d’Afrique. Ainsi, comme l’explique Olivier Madiba à RFI : »On a exploité la même recette que les Américains quand par exemple ils font de la science-fiction ou les Japonais quand ils font du manga. Pour Kiro’o, vous prenez l’Afrique, les traditions, les mythes, l’architecture, l’art et vous essayer de vous dire : si l’on avait donné 20 000 ans à ça pour se développer sur une autre planète, qu’est-ce que ça aurait donné ? C’est comme ça que l’on peut imaginer un monde visuellement qui correspondant à une sorte d’Afrique magnifiée« .

Après 13 ans de gestation, et de nombreux reports dus à des conditions de travail cataclysmiques, Kiro’o games a pu sortir Aurion : Legacy of Kori-Dan sur PC il y a une dizaine de jours environ. Vous pouvez désormais vous offrir ce beau jeu pour une vingtaine d’euros.